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2019 (suite)

. DU 10 AU 29 MAI, ÉLÉONOR KLÈNE ET MAXIME SANCHEZ EXPOSENT À LA MÉDIATHÈQUE D’AUBENAS. Au programme, “HOLOBIOME”, genèse de leur livre (à paraître aux Éditions du Pin) et des oeuvres plastiques. Un partenariat avec le Château du Pin et la médiathèque dans le cadre des Échappées initiées par le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche avec le soutien du Département.

 

. RENDEZ-VOUS AUX JARDINS, SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 JUIN ! Visites de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Avec le thème “Les animaux au jardin” et, diffusé dans la Salle des gardes du château, “L’heure dorée”, l’enregistrement à l’aube des chants d’oiseaux du Pin. Le prix d’entrée (5 € gratuit pour les moins de 18 ans) comprend l’accès aux jardins et au château.

. Le printemps est en pleine forme dans les jardins du Pin !

A Antraigues-sur-Volane, dans le cadre de “Village en poésie”, dimanche 23 juin les Éditions du Pin seront présentes sur leur stand et participeront à des lectures publiques, avec Françoise Balaÿ, Christian Bontzolakis, Martine Diersé, Geneviève Gutierrez.

Sur le plateau ardéchois le dimanche 7 juillet, “D’un vallon l’autre… Les conques marines entre Atlantique et Méditerranée” : 

Concert-lecture et randonnée

  • 17 h : Les Coux, Lieu dit « Les Rabeyrasses » (Sagnes et Goudoulet)
  • 20 h : la Ferme de Flotte/Gerbier (St-Martial)

Une création musicale originale de Patrick Portella, avec la collaboration de Christian Bontzolakis, écrivain.

Cinq instrumentistes, souffleurs de conques marines investissent un territoire, pour en révéler l’espace, la géographie. Ils s’appellent et se répondent en créant des axes de résonance ouverts, vibrants, palpitants, jouant avec les échos naturels du lieu. Le texte de Christian Bontzolakis se glisse, croise les sons dans ce paysage sonore.

Les musiciens : Juliet Cuer, Rémi Kerbrat, Polo Lombardo, Jean-Louis Moisseron, Patrick Portella / Production LEDA ATOMICA

Entrée libre

Possibilité de rejoindre les 2 sites en randonnée accompagnée, avec navettes retour.

Inscription au 04 75 36 38 60.

Patrick Portella jouant de la conque marine près du Gerbier de Jonc.

.  Samedi 13 juillet à 17 h 30, inauguration des 24e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN, en présence des plasticiens, écrivains et découvreur invités. Tous les détails dans le visuel ci-dessous.

Invitation à l’inauguration des 24e Estivales du Château du Pin.

 

Avec, samedi 21 septembre un évènement à partager :

DÉMONSTRATION ET MISE EN PRATIQUE DE LA PIERRE SÈCHE AU CHÂTEAU DU PIN

Dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine, le PARC NATUREL RÉGIONAL DES MONTS D’ARDÈCHE propose une journée de démonstration et de mise en pratique de la pierre sèche au Château du Pin (Fabras) le SAMEDI 21 SEPTEMBRE, de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30, avec pique-nique tiré du sac. Un événement soutenu par la RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES.

UN ATELIER OUVERT, GRATUIT, animé par l’association ELIPS (Ecole locale et itinérante de la pierre sèche), et l’occasion conviviale d’apprendre comment construire et restaurer des murets en pierre sèche.

Pour plus de renseignements  : contact@chateaudupin.org ou 04 75 38 05 26

Pour découvrir le travail de l’association ELIPS :

https://www.elipsecoledelapierreseche.com/

A l’initiative du Parc naturel des Monts d’Ardèche, pierre sèche et patrimoine se déclinent aussi sur d’autres lieux ardéchois :

Et, toujours le samedi 21 septembre, la participation des ÉDITIONS DU PIN au FESTIVAL “LES MOTS DÉGELÉS”, festival pour enchanter les mots (scandés, joués, écrits). C’est à Aubenas, au Centre culturel Le Palabre, toute la journée. L’occasion de découvrir nos livres les plus récents.  Pour connaître le programme complet du festival cliquer ICI.mots_degeles_programme_2019_mail_4_pages

EXPOS 2019

…Au programme des visites les oeuvres d’ÉLÉONOR KLÈNE et de MAXIME SANCHEZ. Elle est écrivaine et plasticienne, lui est plasticien. Tous deux vivent et travaillent entre Marseille et l’Ardèche. On peut voir dans les jardins du Pin leur installation de mai à novembre. Son nom ? “Holobiome”. “Holobiome” a également sa version livre aux Éditions du Pin. Avec récemment, une exposition à la clé à la médiathèque Jean Ferrat, à Aubenas, partenaire de notre association dans le cadre des ÉCHAPPÉES initiées par le Parc Naturel des Monts d’Ardèche.

ELÉONOR KLÈNE, “Isis et la meute mixte” (détail), installation in situ, écrans LCD, céramique, acier, verre, peinture et matériaux composites, 150 x 80 x 250 cm, 2019.
MAXIME SANCHEZ, “White Poneglyph”, sculpture. Céramique, béton, acier, peinture et matériaux composites, 150 x 150 x 150 cm, 2019.

Côté livres, les Éditions du Pin publient “Épopée”, une nouvelle fiction signée SERGE VOLLE qui nous transporte au temps des Croisades revisitées. Un voyage où le verbe est un flux musical puissant, vecteur de rêve et d’imaginaire.

Autre Échappée, celle de MARIETTE, plasticienne qui vit en Isère : elle présente dans la galerie et le cabinet de curiosités du Pin une pléiade de sculptures, très étranges et très belles créatures, très étranges oiseaux à la beauté inquiétante. Les Éditions du Pin lui consacrent un livre : “Mariette, Intime(s) conversation(s).

Mariette, “Robe de mariée”

Ces sculptures voisinent avec deux météorites (notamment la STA040, une star de 108 kilos !) exhumées par ANDRÉ CARPENTIER, un habitant de Fabras, grand chasseur d’objets célestes. Un livret illustre ses découvertes : “André Carpentier – Les aventures d’un chasseur de météorites”.

Météorite STA040

MARTINE DIERSÉ a créé dans le Jardin de la pente une grande sculpture en voile de béton recouvert de pâte de verre : “L’Oeil qui pleure”. Un oeil noir et couleurs grand ouvert sur le paysage, sur les chagrins du monde. La Salle des gardes accueille une nouvelle présentation des “Mascarades”, suite de sculptures en grès émaillé sur le thème des métamorphoses. Et, côté éditions, la parution d’un très beau porte-folios, “Vanitas vanitatis, regroupant les reproductions d’une série de dessins au stylo-bille sur le thème d’un jardin mêlant corps et végétaux.

Martine Diersé, “L’Oeil qui pleure”, sculpture, voile de béton et pâte de verre, détail, 2019.

Et, avec “L’Atelier du peintre”, on découvre un ensemble d’oeuvres (tableaux, fusains, pastels) de COLETTE BONZO, avec une nouvelle présentation dans les lieux où elle  a vécu et travaillé dans les années 1960.  Et, dans les jardins, moult reproductions numériques sur bâche des roseraies peintes par l’artiste.

Colette Bonzo, “Grande Roseraie”, huile sur toile, 200 x 200 cm, 1957.

Toujours dans les jardins, les reproductions de travaux d’élèves de collèges de Privas et de Guadeloupe, menés par leurs professeurs d’art plastique, Isabelle Descours, Jérémiah Lambert, Anne-Marie Rey et Bertille Robin : “Tombés du ciel”, “Art plus” et “Poupées dans les arbres”.

FRANÇOIS SEIGNEUR nous a quittés…

FRANÇOIS SEIGNEUR nous a quittés le 9 avril. Une mort soudaine. Il était, depuis 1992, un ami. En 2003 puis en 2017, il avait créé des œuvres pour les jardins du Château du Pin, exposé peintures et dessins, écrit des textes pour les Éditions du Pin. Architecte, plasticien, écrivain, musicien – un « humaniste », un porteur d’utopies, un fantastique passeur de poésie et d’émotions. Un manieur aussi d’humour et d’ironie…

François Seigneur croyait sans illusions à la beauté de l’humanité, luttait contre les obscurantismes de tous poils. Cette force, cette générosité, parfois armées de désespérance, animait ses combats et ses œuvres. Il jouait, solo ou avec d’autres, ce qu’il nommait ses « Partitions » : questionner l’état du monde et l’état de la création – en témoignent par exemple son exposition et sa conférence au CAUE de Privas à l’automne 2017.

La même année, il concluait ainsi un de ses textes paru dans  Noires  : « Noires ne sont que des couleurs écrites en noir. Erik Satie est venu à mes côtés. Il avait l’habitude d’être de travers. » Être « de travers » c’est traverser la vie, la création, autrement. Cet autrement François Seigneur l’a sacrément pratiqué et nous l’a fait aimer. Nous pensons à lui, à Monika Brugger sa compagne, à sa famille, à toutes celles et ceux – nombreux – qui, avec et grâce à lui, ont emprunté les chemins de traverse, chemins d’incertitudes d’où procède la création.

François Seigneur, travail pour “Installation 26”, jardins du Château du Pin, juin 2017.
François Seigneur, “Installation 26”, détail, jardins du Château du Pin, 2017.
François Seigneur, “Installation 26”, détail, jardins du Château du Pin, 2017.

Né en 1942 à Rémalard dans l’Orne, François Seigneur est architecte, plasticien, écrivain, musicien, et enseignant (École nationale supérieure d’architecture de Bretagne à Rennes). Il vit et travaille près de Rennes. Diplômé de l’École Boulle en 1961 et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs en 1964, François Seigneur suit un parcours atypique : d’abord ébéniste, il s’initie à l’architecture comme dessinateur dans l’agence de Claude Parent où il rencontre Jean Nouvel avec qui il s’associe entre 1970 et 1974. Dans les années 1980, son nom est associé à des projets importants comme le réaménagement de la Régie Renault (1982) ou la réhabilitation du Théâtre National de Belfort (1983). Il remporte un succès international en 1992 en réalisant le Pavillon de la France pour l’exposition universelle à Séville, puis la scénographie de l’exposition Design, miroir du siècle – au Grand Palais, à Paris en 1993. En 1999, il expose à L’Institut Français d’Architecture « Pour ne pas mourir, je ne finirai jamais ma maison. Pourquoi finir celle des autres ? » Passionné par le renouvellement des technologies, de l’esthétique et les questions d’économie d’énergie, François Seigneur s’y consacre depuis 2005 au sein d’Architectonomes, association dévolue à la recherche sur l’habitat écologique de demain. Il donne également à ses recherches une dimension sociale en s’interrogeant sur les logements d’urgence pour les démunis (1993) ou encore sur le bien-être des enfants en milieu hospitalier (La maison de mon Doudou, 2003-2008). Il expose dans de nombreux lieux, publics ou galeries, en France et à l’étranger. A l’occasion de ses expositions au Château du Pin, il publie aux Éditions du Pin « Ronchonneries / Ordre et désordres en architecture » (2003) et « Noires » en 2017.

François Seigneur, “Partition”.
François Seigneur, “Souvenir 8-16”, dessin, in “Noires”, Éditions du Pin, 2017.

 

…Samedi 16 novembre, participez à la journée “JARDINS PLURIELS DES MONTS D’ARDÈCHE” à la Maison du Parc (Jaujac). Martine Diersé y évoquera les jardins, labellisés “Jardin remarquable”, qu’elle a créés autour du Château du Pin. Le programme de cette journée, qui se clôturera par une conférence du paysagiste Gilles Clément, est dans le visuel ci-dessous.

 

2020

…Et les JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, samedi 19 et dimanche 20 septembre. Là aussi, cette année les visites sont SUR RENDEZ-VOUS. Visites du château et des jardins. Tarif préférentiel : 5 €.

 

QUE L’ANNÉE NOUVELLE VOUS SOIT DOUCE ET FORTE !

Colette Bonzo, “Roseraie”, huile sur toile, 156 x 133 cm, 1957. Photo Daniel Ponsard.
Martine Diersé, “L’Amour en cage” (détail), sculpture voile de béton et pâte de verre, hauteur 2 m, diamètre environ 5 m, 2021.

Château et jardins sont en pause hivernale. Réouverture le 1er mai  ! Pour  nous joindre :  04 75 38 05 26 ou contact@chateaudupin.org

Un coup d’oeil sur la saison passée ? Les sculptures de Yankel, Martine Diersé, Annet Perrin, les peintures de Colette Bonzo, les photographies de Stéphane Brochier, la vidéo et la sculpture de Julia Borderie et Eloïse Le Gallo.

...Du 27 septembre au 17 octobre, “Actéon” : exposition Martine Diersé au NAUTILUS, 63 avenue Centrale, à Lalevade-d’Ardèche. Vernissage le 27 septembre à 17 heures. Une expo dans le cadre du festival “Les jours de la dame”, initié par l’association Léda atomica 07. Un festival dédié à la création féminine sous toutes ses formes : musique, chant, théâtre, arts plastiques. Tous les détails sur le festival en cliquant :  1.jpg.1 L’exposition est ouverte les week-ends de 15 h à 18 h 30 et sur rendez-vous (06 80 72 03 57).

Martine Diersé.

…Et au château et dans les jardins du Pin, les expositions et les livres. Jusqu’au 1er novembre :

. Colette Bonzo / L’Atelier du peintre 2 /peintures et dessins / jusqu’au 2 novembre.

Atelier de Colette Bonzo au Château du Pin.
Atelier de Colette Bonzo au Château du Pin (photo Simon Bugnon).

Une nouvelle présentation, plus ample, plus familière, des œuvres de Colette Bonzo (1917-1967) pour mettre en valeur tableaux, fusains et pastels, dans des espaces où la peintre a vécu et travaillé. L’accent est mis sur la diversité des thèmes : grandes compositions à caractère social, intimisme de portraits et de nus, explosion des roseraies, drame des fusains, douceur des pastels. Présentation également des livres d’artiste avec les gravures de La Peine capitale, le porte-folios réunissant les reproductions des fusains, Ce Jour-là. La vie sous toutes ses formes à travers des couleurs éclatantes et un expressionnisme atypique. Avec aussi bien sûr le grand tableau lié à l’Ardèche, Bal au bois de Païolive, tant apprécié des visiteurs.

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Colette Bonzo, “Bal au bois de Païolive”, huile sur toile, 180 x 240 cm, 1962. Photo Daniel Ponsard.

. Julia Borderie, Eloïse Le Gallo / Des Sources / sculpture, vidéo / jusqu’au 2 novembre.

Julia Borderie, Eloïse Le Gallo, “Des Sources”, vidéo, 2020.

Au GAC, à Annonay, Julia Borderie et Eloïse Le Gallo présentent  jusqu’au 1er novembre -1°/293m, une exposition construite sur un principe d’écho entre des lieux où l’eau émerge dans les hauteurs et les vallées où elle constitue de larges fleuves. Dans un jeu de dénivelés, elles ont créé, pour l’exposition, une vidéo à travers laquelle le paysage et ses bassins versants sont auscultés en suivant les dessins de l’eau et des routes. Les céramiques / sacs à dos Des Sources créées en résidence au Château du Pin, à Fabras, en 2018 en sont les personnages principaux (l’une d’elles, exposée au Château du Pin participe également à l’aventure) : réencastrées dans les infrastructures des sources dont elles sont les moulages, elles s’emplissent, se vident. Elles sont portées par des marcheurs qui les font évoluer dans le paysage et les saisons. Ces objets portent en eux, avec les eaux de ces lieux singuliers, les récits de ceux qui les fréquentent, et constituent la trame de la vidéo qui sera également diffusée au Château du Pin.

En écho, Julia Borderie et Eloïse Le Gallo proposent le 30 août une marche au départ du Mont Gerbier de Jonc, sur la ligne du partage des eaux, avec Des Sources en guise de sacs : cette action est conçue comme une proposition poétique pour tracer métaphoriquement l’origine des eaux et incarner leur présence invisible, dans l’air et sous terre. Une intervention de la géologue Maryse Aymes (avec qui Julia Borderie et Eloïse Le Gallo ont commencé à travailler en 2018) complétera cette journée.

Julia Borderie, Eloïse Le Gallo. “Céramique / sac à dos”, 2018.

. Stéphane Brochier / Intérieur Extérieur / photographies / jusqu’au 2 novembre. Une Echappée du Parc naturel des Monts d’Ardèche.

Stéphane Brochier, “A la folie”, photographie.
Stéphane Brochier, “Intérieur / Extérieur”, photographies.

A Paris où il vit, Stéphane Brochier a travaillé pour l’Agence photographique des musées nationaux au Grand Palais ou pour le Jeu de Paume, exposé en 2019 à la Maison des Arts d’Antony (92). Ses itinérances (Grèce, Maroc, Iles Canaries, Bretagne, Corse, Aquitaine, Normandie…) l’ont mené au Pin. Avec, à la clé, une série de photos couleur à l’exubérance réaliste sur les jardins et le château. Il capte la magie des lieux, leur poésie. Il saisit les liens qui unissent château et jardins, intérieurs et extérieurs. Liens labyrinthes dont il offre les fils d’Ariane. Bien sûr, pour brouiller les pistes, les photos des jardins sont présentées dans le château, celles du château, reproduites sur bâches, dans les jardins. Contrepoint à cette série, un ensemble de photographies en noir et blanc ouvertes sur des univers citadins ou périurbains détruits, abandonnés. Extérieurs et intérieurs confondus déclinent alors désolation et solitude…

Stéphane Brochier, “Noir et blanc”, photographie.
Stéphane Brochier, “Intérieur / Extérieur 2”, photographie.

. Martine Diersé, L’Amour en cage et Madame est servie / sculptures / jusqu’au 2 novembre au Pin / Le Nautilus, Lalevade / septembre. En cours d’installation.

Martine Diersé,”Madame est servie !”, détail, sculpture.

Depuis huit ans, les œuvres de Martine Diersé incluent des sculptures, souvent monumentales, en voile de béton installées dans les jardins. Après La Grotte-crâne, les trois Têtes qui roulent, L’œil qui pleure, voici L’Amour en cage. L’amour en cage (ou Physalis) est une plante vivace que l’on retrouve semée ou à l’état sauvage dans les jardins du Pin. Son calice enferme un fruit rouge qui évoque un cœur. Martine Diersé s’inspire de la forme du végétal après sa floraison. Un rêve transmué en voile de béton de cinq mètres de diamètre, recouvert d’une constellation de mosaïques en pâte de verre. La sculpture, installée de façon pérenne au-dessus du bassin-lavoir, accueille les visiteurs qui empruntent le chemin menant au château. Précision : on peut entrer sous L’Amour en cage. Dans les salles du rez-de-chaussée du château, puis au Nautilus, à Lalevade, Madame est servie est un ensemble de sculptures récentes en terre cuite, cérémonial d’un festin baroque et cruel. A travers la terre cuite (émaillée ou brute), le voile de béton, la gravure et le dessin, l’œuvre entier de Martine Diersé interroge les thèmes de la métamorphose, de la féminité, de la nature – avec infiniment de vigueur et de mystère.

Martine Diersé, “Madame est servie ! ” Détail. Sculpture grès émaillé.

. Annet Perrin / Fleurs de verre / jusqu’au 2 novembre.

Annet Perrin, “Fleur de verre”.

Avec Annet Perrin (il vit en Ardèche à Rochecolombe), la lumière sculpte un minéral devenu transparent. Sculpteur de verre… Le verre est un matériau très sensuel, dit-il. J’aime le caresser. Si la matière est douce au toucher, il y a des chances pour qu’elle soit douce au visuel. Le travail d’Annet Perrin ouvre les yeux à la lumière – travail parce qu’il s’inscrit dans la durée, dans la permanence, dans la pratique d’une technique complexe, et dans sa transmission. Quand la matière devient lumière, elle joue des profondeurs, des incisions, des couleurs et de leurs inclusions. En 2008, Annet Perrin avait créé pour les jardins du Pin des œuvres où il transmuait écorce des arbres et fleurs. Certaines de ces sculptures sont installées de façon pérenne dans les jardins. Des fleurs somptueuses, surgies d’un conte de fée les rejoignent au printemps. Fleurs géantes (presque deux mètres de diamètre), cépales larges ouverts et translucides, elles offrent leurs calices rouges. Annet Perrin utilise le minéral comme si c’était une palette. Il l’interprète et en joue somptueusement.

http://www.chateaudupin.org/wp-content/uploads/2008/12/perrin-9.jpg
Annet Perrin, “Souches” (détail), verre.

. Yankel / Grotesques au jardin / sculptures / jusqu’au 2 novembre. Une Echappée du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche.

Yankel, “Bleu du Pin”, sculpture. Photo CD07/Matthieu Dupont

Le 14 avril 2020, Yankel, peintre, sculpteur, graveur, aurait eu 100 ans. L’hommage prévu par le Département prendra une nouvelle forme. Le château et les jardins du Pin, la Galerie Mirabilia (Lagorce) et le Musée des Vans sont associés à cette célébration que l’artiste avait choisi de baptiser Une saison Yankel, qui inclut aussi exposition de photos de Matthieu Dupont et film documentaire de Christian Tran. Tous les détails des manifestations en cliquant ici : Une saison Yankel

Dans un reportage diffusé sur France 3 en décembre 2019, Yankel dit qu’à 99 ans il cherche toujours. Travailler, toujours, chercher, toujours… Il continue de peindre, de sculpter. “Je me laisse aller à la folie. A 99 ans, je cherche toujours. D’ailleurs j’ai toujours cherché à faire du nouveau, quelque chose qui n’a pas été fait hier”. Dans le jardin de sa maison de Labeaume, où il travaillait depuis les années 50, ses sculptures composent une sacrée farandole. Neuf d’entre elles sont exposées dans les jardins du Pin. « Grotesques » ? Les titres des œuvres parlent d’elles-mêmes « Eventails », « Par le trou de la serrure », « A la louche », « Faucilles », « Monsieur », « Roue sur pattes », « Spootnik », ou encore « Bleu du Pin » qu’il avait choisie pour l’affiche de l’exposition.

Jacques Kikoïne, dit Yankel, est né dans la peinture en 1920 : son père, Michel Kikoïne, compagnon de route de Chaïm Soutine, et d’Amedeo Modigliani, le fait grandir à la Ruche dans une atmosphère d’effervescence, intellectuelle et artistique.
Fuyant les persécutions des années sombres, son parcours le fait également travailler à Toulouse, en imprimerie et en gravure. Il devient géologue et part en Afrique en 1949. De retour à Paris, il s’engage définitivement dans la peinture et signe ses premières expositions.
Son œuvre s’affirme dans son goût pour les matériaux de remploi, leur redonnant le sens qu’il aime trouver dans l’art brut. Ces dernières décennies, il assemble des objets apparemment hétéroclites – bois, papiers, métaux – qu’il fait participer à une sublimation du réel, donnant aux productions d’objets du XXe et du XXIe siècles un sens qui force le regard. Les sculptures présentées dans les jardins du Pin (bois, tôle, outils parfois rehaussés de peinture) en témoignent. Les Éditions du Pin publient à cette occasion un livre Une saison Yankel avec des textes de Christian Bontzolakis, Tassadite Favrie, Dominique Thibaud… et Yankel. Et des photos de Matthieu Dupont.

Yankel – Labeaume, le 27 décembre 2019. Photo CD07/Matthieu Dupont.

 

Colette Bonzo au Château-Musée de Tournon-sur-Rhône

A découvrir ou redécouvrir au Château-Musée de Tournon-sur-Rhône : “Combat de coqs 2”, présenté dans le cadre de l’exposition “10 ans d’artistes”. Ce tableau avait été exposé lors de la rétrospective des oeuvres de Colette Bonzo au château de Tournon (Musée de France) en 2011. Il fait aujourd’hui partie des collections du musée. A voir jusqu’au 20 septembre. Tous les détails sur ce site : www.chateaumusee-tournon.com

Colette Bonzo, “Combat de coqs 2”, huile sur toile, 200 x 200 cm, 1960. Château-Musée de Tournon-sur-Rhône. Photo Daniel Ponsard.

 

RENAISSANCE DE MURETS EN PIERRE SÈCHE DANS LES JARDINS DU CHÂTEAU DU PIN

Restauration de murets en pierre sèche dans les jardins du Pin – 22-26 juin 2020.

Ils étaient en ruines, défoncés par les ravinements (et les sangliers) depuis belle lurette ! Cinq jours d’un travail acharné mené par les stagiaires de l’association ELIPS (spécialiste de la pierre sèche) du 22 au 26 juin : Ils renaissent (et le bassin lavoir lavoir idem !). Un miracle ? Non : un sacré coup de main, un sacré coup d’oeil et un sacré coup de coeur ! Les stagiaires venaient de Lyon, du Val-d’Oise, du Gard, du lac Léman, de la Drôme et de l’Ardèche. Un très grand merci à Eric, Jérémy, Landry, Linda, Manu, Mélissa, Milan, Noémie et à Yvan qui animait formidablement ce stage. Un événement porté par le PARC NATUREL DES MONTS D’ARDÈCHE avec le soutien de la RÉGION RHÔNE-ALPES.

Restauration de murets en pierre sèche dans les jardins du Pin – juin 2020.
Restauration de murets en pierre sèche dans les jardins du Pin. A gauche et au fond une partie des murets restaurés. En prime l’eau revient dans le vieux bassin, également en pierre sèche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journées du patrimoine 2020.

2021

LES RENDEZ-VOUS AUX JARDINS ? Samedi 5 et dimanche 6 juin de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Tarif préférentiel visite des jardins et du château : 5 €. Gratuit pour les moins de 18 ans.

…SAMEDI 17 JUILLET À 17h30, INAUGURATION DES 27e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN. VOUS ÊTES LES BIENVENU-E-S !

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, samedi 18 et dimanche 19 septembre, visites du château et des jardins de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. Tarifs préférentiels : 5 €, demi-tarif moins de 12 ans.

COLETTE BONZO AU FESTIVAL “LES JOURS DE LA DAME”.
NUES, FLEURS, OISEAUX
A voir, à écouter au Nautilus, 63 avenue Centrale – Lalevade d’Ardèche
Exposition du 10 au 24 octobre sur rendez-vous (06 80 72 03 57).
Lecture / musique les dimanches 10 et 24 octobre à 17 h 30. Entrée libre.
Un partenariat avec la Médiathèque Jean Ferrat (Aubenas), l’association Leda Atomica 07 (Lalevade) et l’association Colette Bonzo (Fabras).
Peut être une illustration de 1 personne
Deux femmes, deux hommes : parité respectée pour des lectures en musique avec les peintures de Colette Bonzo (1917-1967) au cœur du Festival « Les Jours de la dame », organisé par l’association Leda Atomica 07. Les voix d’Ariane Salle, Stéphanie Thibaut et Pascal Sagratella, l’univers sonore de Patrick Portella, dessinent une chorégraphie autour des oeuvres d’une créatrice qui écrivait et peignait à Paris et en Ardèche, à Fabras. Ce royaume des songes abrite des textes de Colette Bonzo : poèmes et contes, réflexions sur l’art, Journal, correspondance, étonnants échos à des nus qu’il convient de féminiser – nues puissantes, sensuelles, oniriques, dans un tourbillon de roses et d’oiseaux paradisiaques, du rouge, du bleu, affirmation d’une féminité portée entre rêve et réel… Les œuvres de Colette Bonzo sont présentes dans des musées, des collections privées et au château du Pin (Fabras).

 

Ariane Salle est bibliothécaire à la médiathèque d’Aubenas, Stéphanie Thibaut, enseignante, se passionne pour la lecture publique, Patrick Portella est compositeur, ethno musicologue, Pascal Sagratella écrivain, comédien et plasticien.

Pour voir le programme complet du festival Les Jours de la dame, cliquer ICI.

Peut être une illustration de 1 personne et intérieur

Peut être une représentation artistique de oiseau

Peut être une représentation artistique de 1 personne et rose

… ET JUSQU’AU 1er NOVEMBRE, les jardins des mystères et des secrets, les jardins sauvages et maîtrisés accueillent des oeuvres : sculptures de LOUIS CAPRON, MARTINE DIERSÉ, ARMAND GUÉRIN, ANNET PERRIN, ODILE RIVIÈRE, LUC ROUAULT ; photographies de STÉPHANE BROCHIER. Avec, dans le château, les peintures de COLETTE BONZO et ROLF MÖLLENHOFF, la sculpture de MICHÈLE GAT, les vidéos de JULIA BORDERIE, ELOÏSE LE GALLO et CHRISTIAN TRAN. Sans oublier le Cabinet de curiosités !

Bon Noël à toutes et tous !

Martine Diersé, “Iris”, dessin, 2020.
Voeux 2022 de l’Association Colette Bonzo
Colette Bonzo, “La Crèche”, huile sur toile, 1952.

“La Crèche” est un des plus anciens tableaux de Colette Bonzo (1917-1967). Entre expressionnisme et figuration naïve, cette huile sur toile place le spectateur face aux personnages : fidèles (à gauche), officiants (à droite), bedeau, enfant de choeur et, fermant la marche, la face sombre d’un prêtre. Au centre la crèche dressée sous la toiture ruinée d’une église ou d’une grange qui laisse voir un ciel étoilé.

 

Roses de Noël des jardins du Pin, 30 décembre 2021 (photo Bertille Robin-Alexis).
Roses…roses d’un 30 décembre 2021 dans les jardins du Pin.

… Un coup d’oeil sur les expositions 2021…

Avec l’expo hors les murs de MARTINE DIERSÉ du 2 au 28 avril à la médiathèque Jean Ferrat (Aubenas) : Vanitas vanitatis. Une Echappée en partenariat avec le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche. Vendredi 2 avril entre 12h30 et 13h30 sieste littéraire : lecture de textes parus aux Éditions du Pin et consacrés à l’artiste.

Martine Diersé a créé autour du Château du Pin des jardins labellisés « Jardin remarquable » par le Ministère de la Culture. Vanitas vanitatis, suite de dessins au stylobille, naît de l’observation de la nature et de ses métamorphoses : la jardinière dessine un herbier en mutation où vivent en symbiose végétal et humanité, anatomie et floraison. L’artiste offre aux regards le jus, le sang, les humeurs, les os comme elle offre des fleurs : en majesté. L’usage du stylo-bille impulse vibrations, stries, rythme tendu, extrêmes imbrications des formes et des couleurs – labyrinthe où l’on dissèque le mort pour trouver le vivant. La présentation de Vanitas vanitatis s’accompagne d’une série de sculptures et d’objets : Autoportrait en forme de cabinet de curiosités et de céramiques, Madame est servie ! Vanitas vanitatis est aussi un livre d’artiste (couverture typo et tirage limité) publié aux Éditions du Pin.

Mardi, de 12 h 30 à 18 h 30 ; mercredi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h ; vendredi, de 12 h 30 à 18 h 30 ; samedi, de 9 h 30 à à 12 h 30 et de 14 h à 17 h. Entrée libre. Renseignements : 04 75 35 01 94.

. Colette Bonzo / L’Atelier du peintre 3 / 19 mai à novembre.

Une nouvelle présentation, plus ample, plus familière, des œuvres de Colette Bonzo (1917-1967) pour mettre en valeur tableaux, fusains et pastels, dans des espaces où la peintre a vécu et travaillé. L’accent est mis sur la diversité des thèmes : grandes compositions à caractère social, intimisme de portraits et de nus, explosion des roseraies, drame des fusains, douceur des pastels. Présentation également des livres d’artiste avec les gravures de La Peine capitale, le porte-folios réunissant les reproductions des fusains, Ce Jour-là. La vie sous toutes ses formes à travers des couleurs éclatantes et un expressionnisme atypique. Avec aussi bien sûr le grand tableau lié à l’Ardèche, Bal au bois de Païolive, tant apprécié des visiteurs.

Colette Bonzo, “Le Manège” (détail) huile sur toile,1954.
Colette Bonzo, “Grande roseraie sur paysage, huile sur toile, 1957.

. Stéphane Brochier / Intérieur Extérieur / photographies  19 mai à novembre.

Nous reconduisons en 2021 une partie de l’exposition 2020 des photos de Stéphane Brochier : celle consacrée au Cabinet de curiosités du Pin, présentée dans les jardins. A Paris où il vit, Stéphane Brochier a travaillé pour l’Agence photographique des musées nationaux au Grand Palais ou pour le Jeu de Paume, exposé en 2019 à la Maison des Arts d’Antony (92). Ses itinérances (Grèce, Maroc, Iles Canaries, Bretagne, Corse, Aquitaine, Normandie…) l’ont mené au Pin. Avec, à la clé, une série de photos couleur à l’exubérance réaliste sur les jardins et le château. Il capte la magie des lieux, leur poésie. Il saisit les liens qui unissent château et jardins, intérieurs et extérieurs. Liens labyrinthes dont il offre les fils d’Ariane.

Stéphane Brochier, “Intérieur / Extérieur”, photographie, 2020.
Stéphane Brochier, “Cabinet de curiosités. Intérieur / Extérieur. Photographie, 2020.

. Martine Diersé, L’ Amour en cage et Madame est servie / sculptures / 19 mai à novembre.

L’amour en cage (ou Physalis) est une plante vivace que l’on retrouve semée ou à l’état sauvage dans les jardins du Pin. Son calice enferme un fruit rouge qui évoque un cœur. Martine Diersé s’inspire de la forme du végétal après sa floraison. Un rêve transmué en voile de béton de cinq mètres de diamètre, recouvert d’une constellation de mosaïques en pâte de verre. La sculpture, installée de façon pérenne au-dessus du bassin-lavoir, accueille les visiteurs qui empruntent le chemin menant au château. Précision : on peut entrer sous L’Amour en cage. Dans les salles du rez-de-chaussée du château, Madame est servie est un ensemble de sculptures récentes en terre cuite, cérémonial d’un festin baroque et cruel. A travers la terre cuite (émaillée ou brute), le voile de béton, la gravure et le dessin, l’œuvre entier de Martine Diersé interroge les thèmes de la métamorphose, de la féminité, de la nature – avec infiniment de vigueur et de mystère.

Martine Diersé, “L’Amour en cage”, sculpture, 2021.

Martine Diersé, « L’Amour en cage », détail, 2021.

. Louis Capron / Sauvage /  céramiques / 19 mai à novembre.

Louis Capron vit dans le Gard. Petit-fils du céramiste de renommée internationale Roger Capron (1922-2006), il pratique son art depuis une douzaine d’années, développe un style original. Il a mis au point une technique difficile et unique d’encastrements de volumes. Chacun des « morceaux » pris séparément est une forme abstraite tendue à l’extrême, et pourrait déjà être une sculpture à part entière. L’imaginaire de Louis Capron a été façonné à la fois de lectures de contes et légendes, de mythologies, des jeux vidéos qui ont déferlés sur sa génération et de cet héritage familial transmis par ses grands parents et parents qui vivent dans le milieu artistique. Il s’intéresse aux arts du monde, assimile de l’un l’art de la couleur, de l’autre les fines techniques, d’un autre encore le sens des formes et de leur équilibre. Louis Capron a exposé dans de nombreuses galeries à Paris, Vallauris, Monaco et dans des musées : Biot, Valence, les musée Picasso de Builtrago (Espagne) et Bernard Palissy.

Louis Capron, céramique, 2020.

Louis Capron, céramique, 2020.

. Armand Guérin / Le Roi la Reine / sculpture / 19 mai à novembre

Cet homme a plusieurs casquettes. Ex-ingénieur du Patrimoine, sauveteur de maints monuments en péril dans la Drôme et en Ardèche, grand amateur de roses et d’art brut, il est dessinateur, scénariste de BD et, ce qui est moins connu, sculpteur. Armand Guérin avait, voici quelques années, présenté sur les murs et les tours du château, des dessins sur bâches – certains gigantesques – inspirés par les jardins du Pin, puis une série de têtes grandeur nature en raku noir : les Noires Bobèches. Il revient avec une grande sculpture, bois et matériaux de récupération, qui évoque son enracinement dans la nature. Hors temps. Hors normes. En attente. Armand Guérin qui vit entre l’Ardèche et la Haute-Savoie, a publié aux Editions Dargaud une bande dessinée, Les mariés de la Tour Eiffel.

Armand Guérin, “Le Roi la Reine”, sculpture, 2021.

. Rolf Möllenhoff / Le Temple / peintures  / 19 mai à novembre.

Depuis les années 1980, Rolf Möllenhoff vit en Ardèche – Dans son atelier et dans sa galerie, à Aubenas, ses peintures, souvent de très grandes dimensions – des abstractions à la fois impressionnistes et géométriques – invitent à la contemplation. Lignes et points subtilement « tricotées ensemble », dit-il, sont porteurs d’associations, de tensions, de vibrations qui ouvrent au silence. Energie, intensité, perfection quasi mathématique à la clé.

Rolf Möllenhoff est né en Allemagne en 1939. Il a exposé à Cologne, Bruxelles, Düsseldorf, Berlin, Rome, Paris, Chicago. Le Temple (1990), œuvre de grande dimension en 3D qu’il présente au Pin, est une demeure où pénétrer, précieuse et douce, mystérieuse. Les Apôtres, la série de peintures installée à l’origine à l’intérieur du temple est suspendue aux murs de la galerie du Pin.

Rolf Möllenhoff, « Le Temple » (détail), acrylique sur toile (1976).
Rolf Möllenhoff, “Apôtre”, acrylique sur panneau, 1993.

. Julia Borderie, Eloïse Le Gallo / Des Sources / sculpture, vidéo / jusqu’au 1er novembre.

Julia Borderie, Eloïse Le Gallo, “Des Sources”, vidéo, 2020.

Dans un jeu de dénivelés, elles ont créé, pour l’exposition, une vidéo à travers laquelle le paysage et ses bassins versants sont auscultés en suivant les dessins de l’eau et des routes. Les céramiques / sacs à dos Des Sources créées en résidence au Château du Pin, à Fabras, en 2018 en sont les personnages principaux (l’une d’elles, exposée au Château du Pin participe également à l’aventure) : réencastrées dans les infrastructures des sources dont elles sont les moulages, elles s’emplissent, se vident. Elles sont portées par des marcheurs qui les font évoluer dans le paysage et les saisons. Ces objets portent en eux, avec les eaux de ces lieux singuliers, les récits de ceux qui les fréquentent, et constituent la trame de la vidéo qui est également diffusée au Château du Pin.

Julia Borderie, Eloïse Le Gallo, “Source”, céramique, 2020.

 

. Annet Perrin / Fleurs de verre / sculptures / jusqu’au 1er novembre.

Annet Perrin, “Fleur de verre”.

Avec Annet Perrin (il vit en Ardèche à Rochecolombe), la lumière sculpte un minéral devenu transparent. Sculpteur de verre… Le verre est un matériau très sensuel, dit-il. J’aime le caresser. Si la matière est douce au toucher, il y a des chances pour qu’elle soit douce au visuel. Le travail d’Annet Perrin ouvre les yeux à la lumière – travail parce qu’il s’inscrit dans la durée, dans la permanence, dans la pratique d’une technique complexe, et dans sa transmission. Quand la matière devient lumière, elle joue des profondeurs, des incisions, des couleurs et de leurs inclusions. En 2008, Annet Perrin avait créé pour les jardins du Pin des œuvres où il transmuait écorce des arbres et fleurs. Certaines de ces sculptures sont installées de façon pérenne dans les jardins. Des fleurs somptueuses, surgies d’un conte de fée les rejoignent au printemps. Fleurs géantes (presque deux mètres de diamètre), cépales larges ouverts et translucides, elles offrent leurs calices rouges. Annet Perrin utilise le minéral comme si c’était une palette. Il l’interprète et en joue somptueusement.

http://www.chateaudupin.org/wp-content/uploads/2008/12/perrin-9.jpg
Annet Perrin, “Souches” (détail), verre.

 

. Christian Tran / Le Manège de Yankel / vidéo / jusqu’au 1er novembre.

Un film documentaire sous forme de voyage poétique dans l’imaginaire d’un artiste disparu en 2020 à l’aube de ses 100 ans (diffusion en vidéo). Après des documentaires consacrés (entre autres) à Barcelo ou à la Grotte Chauvet, le réalisateur dessine un portrait d’une grande finesse et d’une belle justesse à Yankel, créateur qui vécut et exposa dans le monde entier avant de jeter l’ancre à Labeaume, en Ardèche. Dans l’espace que Yankel s’était créé entre le séjour, l’atelier, la terrasse, il regarde la nature s’épanouir autour de son manège. Il nous invite à partager son histoire d’artiste-peintre, d’écivain, de voyageur, d’amoureux de la vie et de l’art. Jacques Kikoïne, dit Yankel, n’a rien perdu de son humour et son rire en dit long sur la beauté et la liberté de son existence. Un voyage peuplé d’objets, de tableaux et de sculptures, accompagné par son regard émerveillé évoquant son passé et sa création. Le film a notamment été présenté en janvier 2021 au Louvre lors des Journées internationales du film sur l’art.

“Le Manège de Yankel”, film de Christan Tran, 2020.

ARCHIVE DE LA PAGE GÎTE DU CHÂTEAU DU PIN

GÎTE / CHAMBRE D’HÔTES DU CHÂTEAU DU PIN – FABRAS (ARDÈCHE ) 04 75 38 05 26 gite.chateaudupin@orange.fr

AU COEUR DU PARC NATUREL RÉGIONAL DES MONTS D’ARDÈCHE, au deuxième étage d’une maison forte du 16e siècle, appartement de 50 mètres carrés, plein sud, avec vue sur des jardins labellisés Jardin remarquable par le Ministère de la Culture. Pleine nature et grand calme.

Séjour avec bibliothèque, chambre avec lit en 160cm, lit d’enfant dans le séjour. Salle d’eau incluant douche, lave-linge et sèche-linge. WC séparés. Cuisine américaine avec table de cuisson à induction, réfrigérateur et micro-ondes. Chauffage électrique. Accès wifi gratuit.

Tous commerces, médecins et pharmacien à deux kilomètres. Nombreux sentiers de randonnées. Stations thermales de Vals-les-Bains et Neyrac-les-Bains à proximité.

Château et jardins du Pin portent le label Maison du parc naturel régional des Monts d’Ardèche.

TARIFS

Nuitée : 75 €.

Semaine (du samedi au samedi) : 350 €.

Trois semaines (forfait cure thermale) : 850 €.

Consommation électricité et taxe de séjour en sus.

Réservation : 25 % du prix.

Paiement : chèque ou espèces.

CONTACT

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RENDEZ-VOUS AUX JARDINS 2022

RENDEZ-VOUS AUX JARDINS 2022
LES RENDEZ-VOUS AUX JARDINS ? Samedi 4 et dimanche 5 juin de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h ! Exceptionnellement donc, pas besoin de réservation. Et l’occasion de visiter à tarif préférentiel les jardins ET le château du Pin. Des roses et des oeuvres, mystère et labyrinthe. Avec, au fil des terrasses, “DES ENFANTS LISENT POUR DES ENFANTS” des extraits de “Tistou les pouces verts” (de Maurice Druon). P.S : cette année, le Ministère de la Culture a choisi pour thème de ces Rendez-vous “Les jardins face au changement climatique”. On comprend pourquoi…
Plus de renseignements : 04 75 38 05 26 et www.chateau-du-pin.org

 

Info : INAUGURATION DES 28e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN !  Samedi 9 juillet à 17 h 30. Tous les détails dans l’invitation ci-dessous.

 

 

Info : notre association – l’ASSOCIATION COLETTE BONZO participe au 1er Forum intercommunal des associations samedi 10 septembre au gymnase de Montpezat-sur-Bauzon. Temps fort de la rentrée, ce 1er forum intercommunal des associations, organisé par la communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans a pour objectifs de faire découvrir le tissu associatif de notre territoire, de se rencontrer et de créer du lien.

Au programme :

Stands
Démonstrations / initiations
Restauration sur place au profit de Coup de Pouce, service d’aide alimentaire
Spectacles :
– 12h30 Concert « Expressions »
– 17h00 Criée poétique du collectif Torsion
– 17h30 Concert du groupe @zebrafolkrock

 

Info : LES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE ? Samedi 17 et dimanche 18 septembre. Château et jardins du Pin seront ouverts sans réservation de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. Et les expositions seront de la fête ! Tarif préférentiel : 5 €, demi-tarif moins de 12 ans.

INFOS 2022

…Dans le château, l’installation de LOUISENEIGE :

Louiseneige, “Katherine Mansfield au cutter et à l’aiguille”, collage (détail)

Son cutter est un scalpel qu’elle glisse entre les mots du Journal de l’écrivaine Katherine Mansfield (1888-1923), coupant et découpant des images dans des magazines féminins : « J’ai pu prélever toute la sensualité mise à disposition pour construire et restituer le caractère insulaire de l’intériorité de Mansfield. Partir d’un objet collectif et partagé pour créer un espace privé unique. » Au final une série de miniatures oniriques où se drosse un univers féminin, une installation avec côté son un atelier radiophonique réalisé sur France Culture, “La Fille de l’Horloger”. Et deux vidéos. « Le vert de la peur stagnante qui piège l’écriture, la rend difficile à accoucher. La souffrance des aveux, le tourment de la confession. Le rouge par éclairs, traits, aiguilles qui dit la bonne rage, celle qui sait ouvrir des trappes et promettre des gués. Deux masses affectives au relief distinct, susceptibles de déchirement, d’ajustements, de dialogue », écrit-elle… Lyon, les Beaux-Arts, l’Angleterre, l’Espagne, la Drôme, l’Ardèche où elle vit aujourd’hui : auteure et plasticienne, Louiseneige voyage aux tréfonds, à la recherche de sa liberté.

Info : oui, le NAUTILUS est un big sous-marin qui navigue au bord de l’Ardèche, à Lalevade ! Un ancien moulinage reconverti en lieu de création. Samedi 17, dimanche 18, samedi 24 et dimanche 25 septembre, samedi 1er et dimanche 2 octobre de 15 h à 19 h, on peut y découvrir une foule de fusains signés LOUISENEIGE, un labyrinthe dédié au “DICTIONNAIRE AFFECTIF DU GESTE AMOUREUX”. Une exposition dans le cadre du 4e Festival des Jours de la Dame, en partenariat avec le château du Pin ou l’on peut aussi voir, “Katherine Mansfield au cutter”, l’installation créée par Louiseneige. Deux kilomètres de balade et vous passez du Nautilus au Pin, du Pin au Nautilus… Une sacrée exploration !
Samedi 24 septembre à 18 h : lecture avec Louiseneige, Isabelle Descours, Geneviève Gutierrez et Christian Bontzolakis. Avec la présence exceptionnelle de Jean-de-la-Croix.
ENTRÉE LIBRE.
NAUTILUS : 63 avenue Centrale, 07380 Lalevade-d’Ardèche / 06 80 72 03 57. ENTRÉE LIBRE;
CHÂTEAU DU PIN : 150 chemin du Château du Pin, 07380 Fabras / www.chateau-du-pin.org 04 75 38 05 26.

Info : connaissez-vous LOUISENEIGE ? Oui (si vous suivez nos publications)… Nous la soupçonnons d’avoir entre autres dons celui d’ubiquité. Preuves ? “Katherine Mansfield au cutter et à l’aiguille”, son installation au château du Pin, se double d’un “Dictionnaire affectif du geste amoureux”, série de magnifiques fusains, “infinie conquête d’une conjugalité intérieure”. A voir au Nautilus, avenue Centrale à Lalevade, dans le cadre du 4e “Festival Jours de la Dame”… Superbe festival !
Dates de l’exposition : 17, 18, 24, 25 septembre ; 1er et 2 octobre. Ou sur rendez-vous (06 80 72 03 57 ou 05 75 38 05 26).
Samedi 24 septembre à 18 h : lecture avec Louiseneige, Isabelle Descours, Geneviève Gutierrez et Christian Bontzolakis. ENTRÉE LIBRE.
Et bien sûr l’idéal serait de naviguer du Nautilus au château du Pin !

 

 

Info : Elles et il sont élèves de Terminales A et B à Privas (Ardèche) au lycée du Sacré-Coeur : Lana Chanal, Léna Chauviteau, Emma Jay, Chloé Patet, Alice Popek, Salomée Rivat, Témi Vallier, Manon Doniezko, Coralie Peysselon, Lou Tortel... A l’issue d’un workshop animé par la plasticienne Louiseneige et leur professeure d’arts plastiques Isabelle Descours il et elles sont venu-e-s au château du Pin. Le but ? Visiter bien sûr, mais aussi voir, collectivement, comment intégrer leur travail autour du “Journal” de Katherine Mansfield dans un cadre existant – non des cimaises vierges mais les espaces d’une maison forte qui présente mobilier, tableaux, sculptures, installation… Pari tenu : le résultat est bluffant ! Leurs oeuvres resteront exposées jusqu’au 1er novembre.

En prime, l’article d’Isabelle Descours retraçant l’aventure :

     Exposer au château du Pin à Fabras aux côté de
Louiseneige pour les élèves de terminale spécialité arts
 plastiques du lycée SCND : une opportunité sans égal !

 

Le workshop encadré par l’artiste Louiseneige a commencé en mai dernier à la fin de l’année scolaire 2021-2022 pour des élèves de première. Il s’est achevé en début d’année scolaire 2022-2023 pour des élèves passés en classe de terminale. Ce workshop s’est déroulé dans le cadre de l’enseignement de spécialité arts plastiques au lycée SCND de Privas. Du projet à la réalisation jusqu’à l’exposition, un processus que les élèves de spécialité arts plastiques doivent explorer et maîtriser à l’égal même des artistes ! Louiseneige a encadré les élèves pendant 6 séances de 2 heures. Elle a proposé une incitation en lien avec son œuvre exposée actuellement au château du Pin : « 1922 – 2022, Quelque part sur terre. Entre les lignes, entre les langues / cutter- aiguille ».

Le journal de Katherine Mansfield a nourri le travail de Louiseneige pendant six années. Les élèves ont cheminé, le temps d’une immersion, dans
l’univers de K. Mansfield. Ils ont ensuite reçu une commande de l’artiste : « 7 portraits par touches » qui permettait un bilan d’année de fin de première et faisait allusion aux 7 entrées du journal sélectionnées. Les élèves ont présenté leurs productions collectives ou individuelles devant Martine Diersé, artiste, et Christian Bontzolakis, auteur, tous deux à la tête du château du Pin et de l’association Colette Bonzo, le jeudi 15 septembre 2022, Louiseneige était présente. Exposer son travail à l’oral devant un public averti avec son carnet de travail comme support et sa production comme aboutissement représente une expérience formatrice pour développer les compétences attendues en fin de terminale (Grand Oral et oral d’arts plastiques). Après une sélection collégiale des productions au sein du château, en tenant compte, comme Louiseneige, du lieu et de son identité, les élèves ont réfléchi à la meilleure mise en scène et mise en espace des travaux. Sujet qui faisait écho au programme du baccalauréat. La réflexion menée collectivement a permis une prise de recul déterminante pour les élèves. En classe, ils ont alors rebondi et réajusté une dernière fois avant de se prêter au jeu d’un oral type baccalauréat.

Nous remercions Louiseneige pour cet atelier sensible et stimulant ainsi que Martine Diersé et Christian Bontzolakis pour avoir permis à la classe d’exposer comme de véritables artistes !

(Photos Isabelle Descours et Anne-Marie Rey)

Info : Connaissez-vous La Désirade ? Nom de rêve pour cette île de Guadeloupe !… Au collège de La Désirade (collège Maryse Condé), les élèves travaillent depuis plusieurs années avec le château Pin. Cette saison, voici, à la suite d’un workshop animé par Bertille Robin, leur professeure d’arts plastiques, une série de travaux numériques des élèves de 4e : Kérian Roseau, Gabriel Sablon, Manoha Saint Auret, Maël Williams, Delyla Polion, Mathis Devarieux, Louise Alexis, Florian Abraham, Emilie Derrick, Richard Contaret. Grand merci à toutes et tous !… Le thème ? Le feu – en écho aux dessins de Jean Chièze sur le thème de “La Guerre du Feu” exposés dans les jardins du Pin. Les travaux des élèves sont présentés jusqu’au 1er novembre dans les jardins du Pin.

Info : La marque “VALEURS DU PARC NATUREL RÉGIONAL DES MONTS D’ARDÈCHE” a été renouvelée pour le château et les jardins du Pin. Extrait de l’appréciation globale donnée par le PNR : “Le château du Pin est un lieu remarquable, le site est d’une très grande beauté (…). Les jardins invitent le visiteur à remonter le temps, pour découvrir des espèces méconnues et se retrouver face à face avec des sculptures (…). Les propriétaires font preuve d’une grande motivation, ils réalisent toutes les visites et proposent un accompagnement complet auprès du public. Le château a aussi été réinvesti avec des oeuvres de différentes époques qui cohabitent. Le rapport entre site patrimonial et exposition d’oeuvres d’art a été finement travaillé (…).”

Info : . Château et jardins du Pin / Association Colette Bonzo ont intégré le dispositif PASS CULTURE mis en place par le Gouvernement. Le pass Culture est un dispositif d’accès aux activités culturelles à destination des jeunes entre quinze et dix-huit ans. Il se présente sous le format d’une application mobile et web, gratuite et géolocalisée. Adonc, à votre appli !
Tous les renseignements ? Suivre ce lien : https://pass.culture.fr/
Le programme de la saison 2022

BELLE ANNÉE À VOUS TOUTES ET TOUS ! Douce et forte, créative et récréative…
Et, en 2023, n’oublions pas de DÉVORER LA BARBARIE. Pour vous faire les dents, voici des figues de barbarie des jardins du château du Pin.
Voeux 2023

A DÉCOUVRIR…

JARDINS FANTASMÉS”, GRAVURES DE MARTINE DIERSÉ ? Des gravures grand format à découvrir jusqu’au 29 février à la GALERIE AGAPÉ, rue Jourdan, à Aubenas (tout près du château). La galerie est ouverte de 14 à 16H les mardi, mercredi, jeudi, vendredi et le samedi matin de 10H30 à 12H. Martine Diersé sera présente le matin du samedi 4 février.
“…La modestie sied au jardin, qui prête l’empreinte de ses plantes, leurs jus ; la majesté grave les bois à gouge acérée (parfois elle blesse le doigt de l’artiste : une goutte de sang se mêle aux fibres). La transparence est celle du papier, étroit et haut, bannière qu’agitent les courants d’air, au simple passage d’un quidam. L’empreinte est d’encre d’imprimerie, rehaussée parfois de sueurs florales (couleurs du ciel et de la terre, d’humus et de souffle) : le sacre du jardin est à ce prix, cérémonial fugace dont il faut garder trace grâce à des matériaux simples – végétaux, couleurs, encre, gouge, plaques de bois ou de lino, papier, eau…
Vient l’heure du couronnement des entrailles du jardin, du dévoilement qu’apporte le passage à la presse – lent et subtil labeur où l’artiste manipule roue à rayons et lange de feutre, écrasement mesuré, supplice élaboré. Libre, la peau du jardin délivre ses secrets, le cerveau du jardin ses caprices et ses monstres…
Soudain fleurs ciselées en grappes, lierres aériens, visage-fourrure en torrent de pleurs dévalant à la renverse l’espace étroit, dégringolade de faces d’entre nuages, voletis d’os éparpillés ou de sécateurs, homme-femme courbé-e sous la pesée de l’espace, son vide, son trop-plein… Couleurs ? Rouges et bleus, roses et verts, aquatiques. Pleut-il sur le jardin, un voile d’eau, larmes sur le voile de Véronique ? Mais l’on s’avise aussitôt que ces teintes en aplats ont la force des laves ou de cieux éclaircis après la nuée. L’énergie est là, aussi, et dans la force blanche et noire des sillages laissés par la gouge, cercles éclatés, dilatés, éclairs. Le jardin est tectonique autant qu’aérien… Cette tension extrême est encore celle de l’artiste penchée, de l’angle de son bras, de l’arc de ses doigts sur la gouge : celle de la femme saisie par l’empreinte…”
(Extrait du texte “Le Voile de Véronique”, de Christian Bontzolakis).

SAMEDI 15 JUILLET À 17 HEURES, INAUGURATION DES 29e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN : VOUS ÊTES LES BIENVENU-E-S !

Invitation aux 29e Estivales du Château du Pin

 

 

LES RENDEZ-VOUS AUX JARDINS, 20e édition ? Les jardins du Pin participent à cette manifestation nationale organisée par le Ministère de la Culture. Sur le thème des “Musiques du jardin” visites SAMEDI 3 et DIMANCHE 4 JUIN de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h.
Les Musiques du jardin ? Avec la diffusion dans la salle des gardes du château des enregistrements des chants des oiseaux du Pin très tôt le matin.
Et, toujours dans les jardins, “Des enfants lisent pour des enfants” des textes d’écrivains sur le thème du jardin.
Tarif préférentiel : 5 €, gratuit pour les moins de 18 ans. L’accès au château est inclus dans le prix.

LES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE ? SAMEDI 16, DIMANCHE 17 SEPTEMBRE.
Visites du château, des jardins, des expositions de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Tarif préférentiel : 5 €, demi-tarif moins de 12 ans.
Thème proposé cette année par le Ministère de la Culture : “Patrimoine vivant”. Ça tombe à pic : côté jardins et côté château, le patrimoine vit, vibre, vire et virevolte sans trêve. Vieilles pierres, antiques poutres, meubles ancestraux, arbres séculaires connaissent renaissances sur Renaissance (l’époque du château). Le secret : croiser l’antique et le contemporain grâce aux oeuvres d’artistes d’hier et d’aujourd’hui !

 

RENDEZ-VOUS AUX JARDINS

RENDEZ-VOUS AUX JARDINS ! Samedi 1er et dimanche 2 juin, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h  jardins et château du Pin sont partenaires de la manifestation nationale initiée par le Ministère de la Culture sur le thème des cinq sens.
Au programme : des enfants lisent pour des enfants dans les jardins du Château du Pin
LES CINQ SENS ? Des enfants lisent pour des enfants et les guident à travers les jardins du Château du Pin. Au menu, les oiseaux du Pin, diffusion dans le château d’enregistrements de chants d’oiseaux enregistrés à l’aube, au printemps dans les jardins. Les cinq sens ? Voir en beauté, humer ô combien, caresser sculptures et végétaux, goûter les fruits des jardins, entendre les piafs et le vent…
Les visites permettent de découvrir des jardins d’artiste labellisés “Jardin remarquable”, comment les adapter au changement climatique, par exemple en privilégiant la plantation de rosiers botaniques. Les rosiers, justement, embaument : 130 variétés de rosiers, des milliers de roses dans des espaces voués au patrimoine, au paysage et à la création contemporaine.
Visiter les jardins du Pin, c’est plonger dans un univers mystérieux et intimiste, explorer des pentes et des terrasses où fleurissent roses anciennes et glycines. C’est aussi se laisser surprendre par l’originalité d’un lieu atypique, céder au charme d’un environnement à la fois sauvage et maîtrisé.
Les visites des jardins sont couplées avec celles du château, maison forte du XVIe siècle, typique de la Cévenne ardéchoise où, comme dans les jardins, sont exposées de nombreuses oeuvres d’artistes modernes et contemporains.
Le site du Pin (château et jardins) est labellisé Maison du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche.
INVITATION AUX 30èmes ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN :

LE PRINTEMPS, L’ÉTÉ  2024 ! En grande beauté dans les jardins du Pin :

Printemps 2024 dans les jardins du Pin.
Jardins du château du Pin, mai 2024. Rosiers Jaune Desprez et, derrière, Félicité et Perpétue.
JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, samedi 21 et dimanche 22 septembre. Découvrir, re-découvrir le château et les jardins du Pin, à Fabras, en Ardèche. Visites de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Tarif préférentiel : 5 €.
Comment se croisent patrimoine, paysage et art contemporain… Réseaux et connexions d’entre réel et imaginaire au rendez-vous.

Des jardins labyrinthes, mystérieux et secrets où, même par temps de sécheresse, fleurissent des oeuvres d’art. Un château du 16e siècle bien au frais où rêver en compagnie de créations contemporaines. Salles voûtées, plafonds à la française, meubles anciens… Ici se croisent patrimoine, paysage et création.

Un évènement “hors les murs” : “AMOURS”.

Dimanche 20 octobre à 17 h 30, “AMOURS”, lecture à plusieurs voix d’après « Arcane 17 » d’ANDRÉ BRETON. Une rencontre entre l’imaginaire du poète surréaliste et les dessins d’IRMA DE WITTE.

Le triomphe de la vie, écrit Breton, « est, à chaque instant bouleversant et candide comme les fleurs qui, l’hiver passé, s’éveillent sur les décombres. »
Les dessins d’Irma sont de ces fleurs qui ouvrent un univers précieux et déjanté, folie douce, douce folie et enfer paradisiaque.
Métamorphoses vocales, rêves à foison et fantasmagories à découvrir dans l’étonnant décor de la salle des machines d’un ancien moulinage, le Nautilus, à Lalevade-d’Ardèche.
Avec Rachel Bernard, Isabelle Descours, Christian Bontzolakis.
Un événement proposé par Léda Atomica 07 et l’association Colette Bonzo / Château et jardins du Pin dans le cadre du 6e festival des Jours de la Dame. Entrée libre.
Le Nautilus, 63 avenue Centrale – 07380 Lalevade d’Ardèche – 06 80 72 03 57.
Association Colette Bonzo, 150 chemin du Château du Pin – 07380 Fabras. 04 75 38 05 26 – 07 74 87 88 53.
Irma de Witte, “Amours”, dessin.

L’ASSOCIATION COLETTE BONZO (TRENTE ANS EN 2025) VOUS SOUHAITE UNE ANNÉE DOUCE, FORTE, CRÉATIVE !

.  SOLSTICE, solstice d’hiver. Prière d’allumer des lueurs au fond du coeur… Aujourd’hui MARTINE DIERSÉ célèbre le solstice : s’élève demain depuis l’obscurité les couleurs de paradis et d’enfer. Voici un dessin au stylobille sur papier Rives (76 cm de large, 56 de haut), premier d’une série intitulée : “Ouvrage d’une dame, passe-temps hivernal de la vieille femme désoeuvrée – Les rosiers botaniques.” 21 décembre 2024.

.  L’hiver ! L’occasion de découvrir ou redécouvrir le Pin… à travers les photos des oeuvres des CRÉATRICES ET CRÉATEURS INVITÉ-E-S au château et dans les jardins du Pin du 1er mai au 3 novembre 2024 :

MAGALI FAY, TRISTAN ZILBERMAN, texte de PIERRE DEVIN, Jaune, livre objet

Ils ont  suivi le mouvement historique des gilets jaunes de ronds points en manifestations en Drôme Ardèche mais aussi à Avignon et Marseille durant  chaque semaine pendant deux ans. Ils proposent ici un témoignage et un hommage à ces manifestants peu entendus et peu considérés. Jaune est un singulier livre ! Mensurations : longueur 90 cm, largeur 33 cm. Livre objet tout de bois vêtu. Magali Fay et Tristan Zilberman vivent à Meysse, en Ardèche.

Magali Fay, Tristan Zilberman, “Jaunes”, photographies.

ALAIN KELER, Traversée, photographies

Grand reporter, photojournaliste ? Oui et depuis très longtemps aux quatre coins du monde. Guerres, manifestations, ambiances, portraits. Et une acuité, un sens de l’humain uniques. De New-York en 1975 à Paris en 2023, trente-sept photos en noir et blanc exposées dans le château et sur les murs des jardins métamorphosent l’actualité en oeuvre d’art. C’est puissant et bouleversant. La Bibliothèque nationale vient d’exposer des photographies d’Alain Keler  – né en Auvergne, il vit à Paris. Un livre aux Editions du Pin avec un texte de Christian Bontzolakis accompagne l’exposition.

Alain Keler, “Traversée”, photographies.

ANONYMES, Les Oublié-e-s, photographies

Oubliés, tombés dans l’oubli, récupérés de justesse avant de finir à la poubelle, à la déchetterie, ces clichés argentiques en noir et blanc des années 1900-1950 reprennent vie au château du Pin. Photos “posées”, cérémonielles et pourtant saisissantes d’intimité. Aucuns noms n’identifient les modèles (pas plus que les photographes) ; seuls les vêtements, les coiffures, les attitudes évoquent une époque, un monde ouvrier, paysan ou bourgeois. Et c’est bouleversant.

“Les Oubliés”, photographies anonymes.

ANNE-MARIE REY,ISABELLE DESCOURS, Perspective, installation

Un trio de fenêtres enracinées dans les jardins du Pin s’ouvre aux perspectives. Aux visiteurs de découvrir la leur, d’identifier et, s’ils le souhaitent, d’écrire ou dessiner sur une des vitres ce qu’ils voient… et d’envoyer leurs visions sur le site internet du château du Pin. Ludiques, poétiques, ces visions décalées sont proposées par Anne- Marie Rey, plasticienne, et Isabelle Descours professeure d’arts plastiques. Toutes deux vivent près de Privas, en Ardèche.

Anne-Marie Rey, Isabelle Descours, “Perspective 1”, installation.

IRMA DE WITTE, Amours, peintures

Les rêves les plus fous, les plus délirants, les fantasmes les plus joyeux, porteurs aussi de dangers, de fantasmagories. Avec Irma de Witte on ne sait plus sur quel pied danser et c’est une sacrée sarabande. Les songes, ici, sont hauts en couleurs et d’une infinie souplesse. Le monde selon Irma est peuplé de créatures qui habitent le château, voltigent dans les jardins, en parfaite osmose avec la nature. Irma de Witte vit à Saint-Alban Auriolles dans l’Ardèche du sud. Un livre aux Editions du Pin avec des textes de la peintre Marie Morel et de Christian Bontzolakis accompagne l’exposition.

Irma de Witte, “Amours”, peinture.

CRÉATRICES “IN SITU”

COLETTE BONZO (1977-1967), Dies Illa, fusains

De 1957 à 1966, Colette Bonzo vivait entre Paris et le château du Pin. En 1965, elle entreprend une série de fusains sur le thème du Dies Illa – Ce Jour là, symbole de mort et résurrection. Au delà de l’interprétation religieuse, les oeuvres proclament la condition humaine à travers drames, misères, guerres, amours. Ces dessins, puissants et raffinés, qui furent accompagnés d’un texte de Michel Florisoone, conservateur au Musée du Louvre, font un étrange écho aux photographies d’Alain Keler. Dies Illa est aussi un album paru aux Éditions du Pin-Kallima éditeur qui regroupe l’ensemble des fusains. On retrouvera également exposés dans le château de très nombreux tableaux d’une peintre hors normes. Et le film de Camille Brottes où Dominique Blanc incarne Colette Bonzo.

Colette Bonzo, “Dies Illa”, fusain (photo Daniel Ponsard).

MARTINE DIERSÉ, ISABELLE DESCOURS, La Chambre des Poupées, installation sculptures

On ferme la chambre et dans une semi-pénombre, les visiteurs sont invités à suivre un cérémonial.  Aux murs, des tableaux de Colette Bonzo – fleurs et portraits d’enfants -.  Sur le lit, le canapé, des sculptures de Martine Diersé. Enveloppées de tissus précieux, elles sont invisibles. Certaines de ces sculptures, les Poupettes, peuvent tenir dans une poche. Les autres, les Poupées ont  la taille d’un bébé. Un chuchotement (texte d’Isabelle Descours) indique le mode d’emploi : prendre une poupette ou une poupée, s’asseoir devant la table basse, y déposer poupette ou poupée, la dévêtir de son “lange”, regarder, toucher ces sculptures en terre cuite, en grès émaillé… Qui sont-elles en vérité? Femmes ou déesses ? Enfantines ? Sacrées et/ou profanes. A chacun d’interpréter avant de remettre poupettes et poupées dans leurs écrins de velours ou de fourrure, de les reposer. L’espace d’un rêve troublant… Des élèves de première du lycée SCND de Privas, spécialité arts plastiques, ont également travaillé sur le même thème, leurs travaux sont présents dans la Chambre des Poupées.

Un livre aux Editions du Pin avec des textes de Christian Bontzolakis, Isabelle Descours et Anne-Marie Rey accompagne l’exposition.

Martine Diersé, “La Chambre des Poupées”, installation.

ET CÔTÉ JARDINS ENCORE DES FLEURS…

La Belle Sultane

 

 

 

Moyesii géranium… A SUIVRE !

FIN DE SAISON ? Y’a plus de saison (air connu). Oui, la saison 2023 des expositions s’est achevée au château, dans les jardins du Pin et hors les murs. Et ce fut une magnifique saison. Merci, merci aux artistes invités, Christian Berthelot et Alain Signori, merci à Martine Diersé pour ses sculptures, ses mosaïques, son jardin. Et merci aux 700 visiteurs et visiteuses venus, parfois de loin, pour découvrir et redécouvrir le site du Pin. Et muchas gracias aux trente comédiens et musiciens, à Marie-Ange Jannuccillo qui ont fait vivre un OSNI de rêve imaginé par Martine Diersé au Nautilus dans le cadre du festival des Jours de la Dame…
Y’a plus de saison mais tout reprendra, côté création, en avril-mai 2024 avec un programme à s’en pourlécher la babine !
Y’a plus de saison ? Mais si : vive l’automne, vive l’hiver ! Photos à l’appui.

Automne 2023 dans les jardins du Château du Pin. Photo Martine Diersé.
Martine Diersé, “Une tête qui roule”, sculpture en voile de béton. Diamètre environ 3 mètres.

“C’EST ÇA LA VIE ?” OSNI, PERFORMANCE, 22 octobre

OSNI C’est ça la vie. Photo Danielle Entressangle.
OSNI C’est ça la vie. Photo Lucile Claveau.

C’est ça la vie ? Allez savoir ! « C’est ça la vie ? » est un OSNI. Tout est possible avec un OSNI, un Objet Scénographique Non Identifié. L’OSNI est un rêve auquel vous êtes invité-e à participer – un spectacle proposé dans le cadre du Festival LES JOURS DE LA DAME. 

L’OSNI, ou comment vivre de l’inédit, du singulier ! Mode d’emploi : réunir des artistes du spectacle vivant et un-e plasticien-ne n’ayant jamais ou peu collaboré, tenter « une petite forme inédite » jaillie de leur imaginaire, de leur capacité de création. Rencontres artistiques, croisement des disciplines, l’OSNI propose la réalisation de formes de spectacles originaux, éphémères qui, peut-être, ne seront vues qu’une fois.
Pour « C’est la vie ? » trois groupes de vingt spectateurs accompagnés d’un guide visitent quinze espaces, salon, salle à manger, chambres, cuisine, salle de bains – toutes les pièces du NAUTILUS, un ancien moulinage dans son jus d’antan. Dans chaque lieu vingt rêveuses et neuf rêveurs composent des tableaux vivants qui posent la question clé : « C’est ça la vie ? ». Les spectateurs restent spectateurs : pas d’interaction avec les comédiens, sauf pour jouer aux dés le prix d’entrée (de 1 à 5 €). Le parcours dure environ une heure.
Martine Diersé a imaginé l’OSNI, Marie-Ange Jannuccillo le met en scène. Christian Bontzolakis l’accompagne d’un texte interprété par Sophie Courtois et diffusé en off. Un piano, un accordéon, une batterie (de cuisine) pimentent la sauce.
Le plasticien Alain Signori aussi rêve à tout va – en chair et en os et avec ses « Evadées du Coeur », une cavalcade de collages exposés dans la salle des machines du Nautilus.
La vie est un songe ? Allez savoir…
Réponses, qui sait, le dimanche 22 octobre au Nautilus, 63 avenue Centrale à Lalevade-d’Ardèche, à 16, 17 ou 18 heures. A vous de choisir ! Pensez à réserver : 06 80 72 03 52 – ledatomica.mus@free.fr.
Vernissage de l’exposition ALAIN SIGNORI 
« Les Evadées du Coeur » dimanche après le dernier OSNI.

ALAIN SIGNORI : “LA LUMIÈRE BLEUE”, peintures. Jusqu’au 1er novembre.

“LA LUMIÈRE BLEUE” ? La voici, magnifique,  prière perpétuelle des vagues, des montagnes, de l’âme. ALAIN SIGNORI vient d’installer dans la tour à colimaçon-colitourbillon-colipapillon du Pin, une série de peintures : mouvement de singulières suppliques, métamorphoses des vague-à-l’âme… Beauté singulière de ces peintures, à admirer jusqu’au 1er novembre, du mercredi au dimanche inclus et sur rendez-vous (04 75 38 05 26).

Alain Signori, “La Lumière bleue”, peintures.

Au programme :

Les expositions dans le château / Artistes invités en 2023

Colette Bonzo (1917-1967) : Parures, installation, vidéo. L’exposition met en regard les peintures, les dessins de Colette Bonzo et des vêtements, des bijoux, que la peintre portait, des parures rares et originales. Une évocation de la vie de l’artiste en écho à  la diffusion du court-métrage Colette Bonzo, une femme en bataille de la réalisatrice Camille Brottes où Dominique Blanc interprète le rôle de Colette Bonzo. Film diffusé notamment sur France 3 en 1994 et présenté au Festival international du film d’art à Beaubourg. Les oeuvres de Colette Bonzo figurent dans des collections privées et publiques (en Ardèche, Château-Musée de Tournon-sur-Rhône).

Dominique Blanc dans “Colette Bonzo, une femme en bataille”.
Dominique Blanc dans “Une femme en bataille”.
Colette Bonzo, “Bal au bois de Païolive, huile sur toile, 200 cm x 200 cm, 1964.

Martine Diersé : dans la galerie, Plumages. Dessins grand format au stylo-bille – des plumes en strates et en myriades de couleurs pour suggérer l’extrême beauté de très étranges oiseaux. Dans la salle des gardes, Métamorphoses, une nouvelle mise en scène de nombreuses sculptures en grès émaillé. Martine Diersé vit en Ardèche. Récentes expositions : Médiathèque d’Aubenas et Galerie Agapé (Aubenas).

Martine Diersé, “Plumages”, dessin au stylo-bille (détail), 2023.

Alain Signori : dans la tour-escalier, Les Evadées ouvrent leur coeur. Dessins / collages. 32 drôles de dames présentées en “images flottantes”, érotisme discret et humour. Dans la galerie, Circus : une série de bas-reliefs métal et peinture, extrême poésie, douce nostalgie et la force de la matière. Alain Signori a exposé en France, en Allemagne, en Suisse, et à Paris au Musée de la Halle Saint-Pierre. Il vit en Ardèche.

Alain SIgnori, “Circus”, peinture, métal, matériaux divers, 2023.
Alain Signori, “Touchez pas au grisbi”, dessin, collage sur carton, 2023.

Les expositions dans les jardins / Artistes invités en 2023

Christian Berthelot : Reflets, photographies. Sur la façade sud du château et les murs du jardin clos, un monde géant, abstrait, où les reflets aquatiques se muent en “reflets visages”…. “Le vent s’est calmé, l’eau est devenue limpide comme un miroir, la lumière s’est adoucie, c’est alors, qu’au bord du rivage, un visage m’est apparu.” Christian Berthelot vit dans le Var. Photographe, écrivain, metteur en scène et comédien, il a travaillé à Paris, Lyon et en Ardèche.

Christian Berthelot, “Reflets”, photographies, 200 cm x 100 cm, 2023.
Christian Berthelot, “Reflets”, photographies, 200 cm x 100 cm, 2023.

Jean Chièze : La Guerre du feu, reproductions numériques sur bâches de dessins du graveur et dessinateur ardéchois qui illustra dans les années 1950 le livre de Jean Rosny ainé adapté au cinéma en 1981 par Jean-Jacques Annaud.

Jean Chièze, “La guerre du feu”, dessin reproduit sur bâche.

Martine Diersé : Poulet Poulette méditent sur la condition humaine, travail en cours, sculpture. Ou comment avec le voile de béton et la mosaïque dresser un constat rutilant, humoristique et désespéré. Un couple géant de volatile et le rêve grince et s’envole.

Martine Diersé, “Poulette et Poulet méditent sur la condition humaine”. Sculpture voile de béton et mosaïque, détail, 2023 (travail en cours).

“RETOUCHES AU CHÂTEAU”

Temi Vallier, Emma Jay, Salomée Rivat, Chloé Patet, Lana Chanal, Coralie Peysselon, élèves de Terminale, spécialité arts plastiques, exposent leurs créations dans la galerie du château – aboutissements d’ateliers au fil de l’année scolaire, ateliers menés par Isabelle Descours, leur professeure, et Rachel Bernard, plasticienne.

Temi Vallier, “Rétrospective en carton”
Chloé Patet, “Au fil des femmes”, collage, 65 x 50 cm, 2023.
Coralie Peysselon, “Evasion du mustang”, dessin, 165 x 75 cm, 2023.

Et côté château et jardins, on retrouvera les oeuvres d’artistes invités les années précédentes : Marina Bernardin, Michèle Gat, Armand Guérin, Sylvie Klein, Annet Perrin, Anne-Marie Rey, Odile Rivière, Luc Rouault.

…Dans les jardins, les dessins de JEAN CHIÈZE, reproduits sur bâches:

Jean Chièze, “La Guerre du feu”, dessin, reproduction numérique sur bâche.

L’ Ardéchois Jean Chièze (1898-1975), peintre, dessinateur et graveur hors pair était un vrai faux classique : il s’approchait de la réalité pour mieux la détourner. Technicien remarquable à travers ses gravures, notamment sur bois, il abordait « les thématiques les plus diverses : médecine, arts et traditions populaires, la mer, le Moyen-Age, le cirque, le fantastique, la flore, la littérature ». Et littérature avec notamment, en 1959, une série d’illustrations de La Guerre du Feu, le célèbre roman de J.H. Rosny. Un univers fantasmagorique sur fond scientifique boosté par les œuvres de Chièze que l’on retrouve reproduite en numérique sur des bâches qui jalonnent les jardins du Pin. Mammouths, aurochs, ours et hommes des cavernes sont au rendez-vous pour un (lointain) écho à la Grotte Chauvet ! Ils attendent le visiteur au coin d’un rosier. Une embuscade qui évoque aussi la BD.

ATELIER D’INITIATION À LA PIERRE SÈCHE DANS LES JARDINS DU CHÂTEAU DU PIN ! Samedi 7 juin de 9 h à 16 h30. L’atelier, animé par un professionnel, est gratuit, ouvert à toutes et tous à partir de 14 ans. Repas tiré du sac. Prévoir gants, vêtements de travail et chaussures solides.
INSCRIPTION INDISPENSABLE : 04 75 38 05 26 / 07 74 87 88 53 / contact@chateaudupin.org
Château et jardins du Pin 150 chemin du Château du Pin – 07380 FABRAS.

 

 

RENDEZ-VOUS AUX JARDINS – SAMEDI 7 – DIMANCHE 8 JUIN.

Sur le thème initié par le Ministère de la Culture, “Jardins de pierres, pierres de jardins”, visites de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Tarif préférentiel : 5 €.

Rendez-vous aux jardins 2025

LECTURE DANS LA GRANGE AUX LIVRES

La Grange aux Livres, sur le chemin du château du Pin.
« LIRE L’ABÉCÉDAIRE DANS LA GRANGE AUX LIVRES DU CHÂTEAU DU PIN » ? 
Tout un programme, un heureux programme ! 
L’abécédaire est celui de l’album paru aux Editions du Pin « Martine Diersé, sculptures, gravures, jardins, voile de béton » – autrement dit comment approcher la création, comment en dévoiler certains mystères, comment dire ses techniques… Une plongée à plusieurs voix dans un cadre simple et poétique : La Grange aux Livres, sur le chemin qui mène au château et aux jardins du Pin, à Fabras. La grange, à l’ombre des châtaigniers, est un espace dédié au livre, à la lecture publique. 
Lire l’abécédaire (rassurez-vous pas de A à Z !) inaugure l’ouverture au public de la Grange aux Livres. “Allumer, Bras, Contrainte, Diane, Grenouille, Intransigeance, Jardins, Métamorphose ou Voile de Véronique” (entre autres), vive l’abécédaire !
L’abécédaire décolle mercredi 6 août à 18 h 30, l’accès est libre.
A bientôt dans La Grange aux Livres !

 

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE 2025

SAMEDI 20 et DIMANCHE 21 SEPTEMBRE

VISITES : 10 H, 15 H, 16 H 30 – tarif préférentiel 5 €, gratuit moins de 12 ans

JEP 2025
QUE L’ANNÉE NOUVELLE VOUS SOIT DOUCE, FORTE ET CRÉATIVE !
Voeux 2026 – Martine Diersé, “Mois noirs, Au jardin clos”. Série “Passe-temps hivernal de la vieille femme désoeuvrée”, stylo bille, 68 x 100 cm, novembre-décembre 2025.
RETOUR SUR LA SAISON 2025 :

ZEUS, QUELQUE PART”, si beau livre de photographies d’ISABELLE LIV paru aux Éditions du Pin ! Avec des textes d’Alexis Bardini et de Christian Bontzolakis. A découvrir pour mieux rêver le réel…  Et les photos habitent aussi château et jardins jusqu’au 3 novembre. Le bon de commande est en visuel.

“Passeports sans frontières” ?  Les photographies signées TRISTAN ZILBERMAN viennent de paraître aux Éditions du Pin. A découvrir, “Arthropoda”, ou la vie secrète dévoilée des insectes. Et “Mycélium” : au château du Pin, une installation où la mémoire, dévorée par les champignons, s’efface. Tristan Zilberman épingle la vie. Et c’est fascinant. Les photos sont exposées au château du Pin du mercredi au dimanche inclus jusqu’au 3 novembre. (visites sur rendez-vous au 04 75 38 05 26 ou 07 74 87 88 53). Pour acheter le livre, remplir le bon de commande ci-dessous et le renvoyer accompagné d’un chèque libellé à l’ordre de Association Colette Bonzo, 150 chemin du Château du Pin, 07380 Fabras).

ACTUALITÉ…

30 ANS, BEL ÂGE ET LONGÉVITÉ ! Samedi 19 juillet à 18 h inauguration des 30e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN… 30 ans d’expositions, de spectacles, d’édition.
Voici les invitations et des photos de l’inauguration !
Invitation aux 30e Estivales du Château du Pin.
Invitation aux 30e Estivales du Château du Pin. Cliquer pour agrandir.

L’inauguration des 30e Estivales en photos

De gauche à droite : Cédric D’Império, Président de la communauté de communes, Bernadette Roche Conseillère départementale, Brigitte Bauland Suppléante du député, John Benmussa Secrétaire général de la préfecture, Anne Ventalon, Sénatrice.

Ensemble musical “Ici ou là”.

Parmi fleurs du jardin et dans le château  Zeus, quelque part, photographies de cieux d’ISABELLE LIV. “(…) Nourritures terrestres, écrit-elle. Terre de lumière, de force et de liberté. L’incandescence de la vie. Nourritures célestes. Le ciel comme messager, allié des dialogues intérieurs en reflets des émotions vécues. Onirisme et mélancolie, rêve pictural d’une nature omniprésente et omnisciente, où la relation à l’environnement, l’instinct, l’intuition, l’énergie et le sensible alimentent profondément le processus de création.(…)

Jardin clos avec photo d’Isabelle Liv – Photo association Colette Bonzo.
Isabelle Liv, “Zeus, quelque part”, photographie.

TRISTAN ZILBERMAN expose dans le château une série de photographies. Portraits de famille, Arachnides et Cie. et une installation photo, Mycélium, dont écrit Michèle Soullier : “(…) de simples photographies (…), des plaques de verre oubliées (…) à peine entachées de quelques taches éparses, grises et bleutées (…), elles racontent le temps qui passe et qui laisse trace sur des vies écoulées (…).

Tristan Zilberman, “Mycélium”, installation photographique.
Tristan Zilberman, “Portraits de famille”, photographies.

Dans la tour escalier, une myriade escalade les pierres : coeurs céramiqe de MARTINE DIERSÉ, dessins collages de LOUISENEIGE, photos d’insectes de TRISTAN ZILBERMAN, tapisseries d’anonymes…

Martine Diersé, Louiseneige, Tristan Zilberman L’escalier (détail) – photo association Colette Bonzo.
Louiseneige Fleur de plomb – Photo Association Colette Bonzo.

MARTINE DIERSÉ, côté jardins et côté château, avec “Paysage”, enroulement de gravures montées sur une “mécanique Carmontel”, Fleurs, dessins reproduits sur bâches et, autres dessins Ouvrage d’une dame, passe-temps hivernal de la vieille femme désoeuvrée – Les rosiers botaniques.

Martine Diersé – dessin. Photo association Colette Bonzo.
Martine Diersé, “Ouvrage d’une dame, passe-temps hivernal de la vieille femme désoeuvrée – Les rosiers botaniques.” Dessin au stylobille, 56 cmx 76 cm, 21 décembre 2024.
Martine Diersé, “Paysage”, détail, gravure Photo association Colette Bonzo.

COLETTE BONZO (1917-1967) : parmi dessins et peintures exposés dans le château, focus sur Roseraie, un tableau peint en 1957.

Colette Bonzo, ” Roseraie”, huile sur toile, 1957. Photo Daniel Ponsard.

A SUIVRE…

RETOUR SUR LA SAISON 2025 :

ZEUS, QUELQUE PART”, si beau livre de photographies d’ISABELLE LIV paru aux Éditions du Pin ! Avec des textes d’Alexis Bardini et de Christian Bontzolakis. A découvrir pour mieux rêver le réel…  Et les photos habitent aussi château et jardins jusqu’au 3 novembre. Le bon de commande est en visuel.

“Passeports sans frontières” ?  Les photographies signées TRISTAN ZILBERMAN viennent de paraître aux Éditions du Pin. A découvrir, “Arthropoda”, ou la vie secrète dévoilée des insectes. Et “Mycélium” : au château du Pin, une installation où la mémoire, dévorée par les champignons, s’efface. Tristan Zilberman épingle la vie. Et c’est fascinant. Les photos sont exposées au château du Pin du mercredi au dimanche inclus jusqu’au 3 novembre. (visites sur rendez-vous au 04 75 38 05 26 ou 07 74 87 88 53). Pour acheter le livre, remplir le bon de commande ci-dessous et le renvoyer accompagné d’un chèque libellé à l’ordre de Association Colette Bonzo, 150 chemin du Château du Pin, 07380 Fabras).

ACTUALITÉ…

30 ANS, BEL ÂGE ET LONGÉVITÉ ! Samedi 19 juillet à 18 h inauguration des 30e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN… 30 ans d’expositions, de spectacles, d’édition.
Voici les invitations et des photos de l’inauguration !
Invitation aux 30e Estivales du Château du Pin.
Invitation aux 30e Estivales du Château du Pin. Cliquer pour agrandir.

L’inauguration des 30e Estivales en photos

De gauche à droite : Cédric D’Império, Président de la communauté de communes, Bernadette Roche Conseillère départementale, Brigitte Bauland Suppléante du député, John Benmussa Secrétaire général de la préfecture, Anne Ventalon, Sénatrice.

Ensemble musical “Ici ou là”.

Programme complet du Printemps du dessin, cliquer sur le lien : https://www.printempsdudessin.com/association-colette-bonzo-chateau-et-jardins-du-pin/

 

Pour les RENDEZ-VOUS AUX JARDINS samedi 6 et dimanche 7 juin pas de réservation. Visites de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Tarif préférentiel 5 €. Gratuit pour les moins de 12 ans.

Pour visiter les jardins, prévoir de bonnes chaussures !

 

BIENVENUE À L’INAUGURATION DES 31e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN, SAMEDI 18 JUILLET À 18 H !

ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN, 31e : c’était le 18 juillet. Le temps des présentations avec les mots chaleureux de Marion Houetz, Présidente de Communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans, Maire de Jaujac et de Lucie Jourdan, 2e Adjointe de la commune de Fabras. En présence des artistes et des écrivains, actrices et acteurs de ces Estivales et des musiciens jazz de l’ensemble Ici ou Là. Un grand merci à toutes et tous !
(Photos Danielle et Denise Entressangle)
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Le 18 juillet dernier, Marion Houetz, Présidente de la communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans et Maire de Jaujac, était présente à l’inauguration de la 31ᵉ édition des Estivales du Château du Pin à Fabras.
À cette occasion, elle a salué l’engagement de Christian Bontzolakis et Martine Diersé, propriétaires du château, qui font vivre ce lieu d’exception en le transformant chaque année en un espace de création, de rencontres et de partage. Elle a également remercié les artisans, les artistes, les bénévoles, les partenaires et tous ceux qui contribuent au succès de cette belle manifestation.
Les Estivales illustrent l’importance d’une culture vivante et accessible, qui valorise le patrimoine local, renforce les liens entre les habitants et participe au dynamisme de notre territoire.
 Cette 31ᵉ édition a pour thème « Bestiaire », une invitation à explorer le monde du vivant, les animaux réels ou imaginaires et les métamorphoses à travers le regard des artistes.
 Exposition à découvrir jusqu’au 1ᵉʳ novembre 2026, sur rendez-vous.
 Visitez le château, ses jardins et les expositions.  Fermé les lundis et mardis.  04 75 38 05 26 | 07 74 87 88 53  contact@chateaudupin.org
✨ Une belle occasion de découvrir un lieu unique où patrimoine, art et culture se rencontrent. N’hésitez pas à venir vivre cette expérience ! » 
De gauche à droite, Isabelle Descours, Anne-Marie Rey, Louiseneige, Liis Lillo, Marion Houetz, Tristan Zilberman, Lucie Jourdan, Martine Diersé, Christian Bontzolakis, Benoît Mazzer, Michèle Soullier.

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE AU CHÂTEAU DU PIN (Fabras, Ardèche) : samedi 19 et dimanche 20 septembre. Visites sans rendez-vous de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 . Tarif préférentiel : 5 €, gratuit pour les moins de 12 ans. Une belle occasion de découvrir un site mystérieux où patrimoine, paysage et art se conjuguent !

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE : VISITES SANS RENDEZ-VOUS samedi 19 et dimanche 20 septembre de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Tarif préférentiel 5€, gratuit pour les moins de 12 ans.