ÉDITIONS DU PIN

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Nos livres sont des coups de cœur… exigeants. Textes et visuels de qualité. Formats, papier, couvertures, dos carré cousu collé ou livres d’artiste : tout est choisi pour que nos publications soient aussi de beaux objets que vous pouvez voir à la librairie du Château du Pin.

Année de création : 2000. Responsables : Christian Bontzolakis, Martine Diersé.

Coordonnées : 150, chemin du Château du Pin – 07380 Fabras.

Tél. : 00 33 (0)4 75 38 05 26.

Email : editionsdupin@orange.fr

Nombre de titres par an : 4. Nombre de titres au catalogue : 46. Domaines : art, livre d’artiste, littérature, essais. Tirages moyens : . Diffusion : par l’éditeur. Distribution : par l’éditeur.

Les Éditions du Pin proposent quatre sortes d’ouvrages :

. La collection Carré, avec des textes courts (fiction, poésie, essai…) où des écrivains évoquent des œuvres d’artistes contemporains. Parfois, les artistes prennent eux-mêmes la plume. Vingt-deux livres parus depuis 2001.

.  Les collections Comme ça, née en 2007, et Comme si, née en 2013, se sont ouvertes à la littérature générale (fiction, journal…) avec des textes d’écrivains contemporains (dix livres parus)… mais, confrontées aux difficultés de financement et de diffusion, elles n’éditeront plus de nouveaux titres à partir de 2020.

.  La collection Typo(s) rassemble des ouvrages à tirage limité, tirages au plomb mobile sur presse typographique à pédale, associant textes et gravures sur bois ou sur lino. Certaines publications prennent la forme de “livres objets” (onze ouvrages parus depuis 2001).

.  Hors collections enfin : théâtre, essais, biographie.

Eléonor Klène et Maxime Sanchez, Holobiome
  
Eléonor Klène est écrivaine et plasticienne, Maxime Sanchez plasticien. Holobiome, partition à quatre mains, entraîne dans  l’espace foisonnant d’un jardin où végétaux, sculptures, écologie et science-fiction s’imbriquent – l’univers de certains mangas n’est pas loin non plus. L’écriture d’Eléonor Klène s’infiltre dans ce dédale à la fois merveilleux et oppressant, en épouse à l’extrême le parcours labyrinthique. Les illustrations de Maxime Sanchez, ponctuation graphique de cet étonnant voyage initiatique, renforcent encore la sensation de vertige qui habite, le texte – parfois jusqu’à l’oppression.
Extrait
Une lueur inhabituelle émanait de la forêt. Elle provenait de la partie basse, du corps, des troncs sous les touffes épaisses de la canopée, des sols, peut-être même aussi des sous-sols. Dans le proche  périmètre d’un parallépipède de béton hermétique, les arbres s’étaient mis à saigner.
Parfaitement calfeutré dans la souche en amont, une souche creuse de châtaignier non touchée par le phénomène, on observait le spectacle luisant. Cette montée de sève n’aurait pu n’être que le simple marqueur de la fin de l’état de dormance des arbres. Mais la quantité et l’éclat étaient si extraordinaires que rien ne semblait vraiment naturel. D’autant que le phénomène concernait exclusivement les végétaux implantés aux abords du bâtiment clos. La matière ambrée suintant des troncs formait de franches coulées, en direction du sol. Comme téléguidées, elles s’organisaient, dès le sol atteint, en réseaux complexes, jusqu’à se rejoindre en un monticule qui s’élevait et reluisait de plus belle, selon des règles qui lui étaient apparemment propres.
ISBN : 978-2-916997-38-4. 44 pages, 10 €.
Serge Volle, Epopée
Epopée nous embarque dans l’enfer des croisades – furieuse navigation où l’on suit une armada de seigneurs depuis le haut plateau ardéchois jusqu’au sac de Jérusalem. Prose musicale brossée au fil de l’épée, des massacres, de tableaux aux couleurs violentes, au tempo haletant. Sac et ressacs : au seuil de la mort ou au coeur des combats, les héros n’oublient jamais leurs racines : ils ont toujours des comptes à régler avec leurs terres natales, la valetaille, Dieu et leurs amours. La bataille qui les anime corps et âme est aussi celle où nul n’échappe à son destin, où l’ennemi est autant “l’infidèle” que soi-même : pour qui se battre et se débattre ?… L’écriture est avant tout pour Serge Volle rythme, verbe aux entrelacs lyriques, aux lancinants leitmotives, aux glissandos subtils : en revisitant ici le “vieux français”, il accentue encore l’étrangeté sonore d’une sarabande intemporelle où ironie, cynisme, victoire et défaite dressent ce constat : la vie, fût-elle suite d’événements extraordinaires, d’actions éclatantes, d’élans vers le merveilleux, le surnaturel, fût-elle épopée, que l’on soit humble ou puissant, la vie est une trompeuse mise en scène.
Serge Volle signe ici son cinquième livre aux Éditions du Pin.
Extrait
On apercevait, derrière les épais écrans de fumée, les arabesques et les splendides dentelles des grands moucharabiehs, à travers les larges entailles des murs effondrés, des toits éventrés, des lambrequins démantelés, de longs et spectraux corridors qui semblaient doucement glisser et dériver vers la mer et, dans le ciel orangé, s’élevant en longs faisceaux hélicoïdaux depuis les décombres et les ruines, des colonnes d’escarbilles et d’éclairs aussi torsadés et passementés que des escaliers à vis dont les marches inclinées et incandescentes se désagrégeaient et se multipliaient tour à tour.
 ISBN : 978-2-916997-36-0. 190 pages, 20 €.
Christian Bontzolakis, Les aventures d’un chasseur de météorites, André Carpentier
En 2018, Pierre Antonin, André Carpentier et Alain Gallien entreprennent une campagne de fouilles en Champagne : ils exhument près de cinq tonnes de météorites enfouies depuis 55.000 ans. André Carpentier livre ici son récit de cette aventure extraordinaire. Interviewé par Christian Bontzolakis il raconte comment il participé à ce ces fouilles à la recherche d’objets célestes vieux de cinq milliards d’années, comment il a vécu des moments où alternent excitation, découragement, fatigue, jubilation. Une plongée dans l’univers peu connu des découvreurs de météorites. L’ouvrage offre aussi en annexe des documents d’archives sur la météorite de Juvinas, tombée en Ardèche en 1821, qui mettent en regard textes scientifiques de l’époque et témoignages sur ce qui fut d’abord perçu comme la fin du monde.
 ISBN : 978-2-916997-35-3. 28 pages illustrées, 10 €.
Serge Volle, Fugue
Rythme, scansion, composition : l’écriture de Serge Volle est d’abord musicale. Le mot est souffle, la page respiration profonde, chacun de ses livres une vibration sonore tendue de la première à l’ultime ligne. Fugue est donc une fiction musicale où le fil (fil d’Ariane, fil du temps révolu, fil des songes) dessine une suite mélodique admirablement architecturée. Exposition, développement, strette, péroraison : chacune des parties du récit renvoie par son titre aux mouvements de la fugue, avec, pour le lecteur, ce vertige, cette plongée dans la nuit: chaque voix en poursuit une autre, chaque horizon ouvre au suivant par de subtiles morsures rythmiques. Un labyrinthe, un piège, un étrange ravissement. Rien d’abstrait pourtant dans cette quête entêtante : Serge Volle brosse dru, sensuellement, ses paysages, celles et ceux qui vivent et meurent sur les hauts-plateaux d’un Vivarais en métamorphoses – l’eau et le feu, le roc et la forêt, l’hiver, le silence et la solitude, les forces élémentaires broient les hommes et leurs souvenirs. Fuguer c’est également la tentation du délaissement de soi : l’impulsion, alors, déchiquette la mémoire. Cela se trame ici. Avec une langue polie comme un miroir – peut-être sans tain.
Extrait
Le ciel était sans nuage. Sous la maison, la grande prairie déroulait da froide et pâle blancheur bleutée. Les arbre, pailletés d’or et de givre, d’andalousite, de malachite, se dressaient noblement au-dessus du toit. Les eût-on secoués, leur belle parure de glace et d’onyx, de rubis et d’étoiles, se fût mollement effondrée à nos pieds, étincelante et poudreuse, boréale et frigide, laissant apparaître, sous l’immensité de la coupole azurée, transparente et élyséenne, l’entrelacement de leurs branches, leurs fines chevelures de cendre, leurs sombres frondaisons réticulées.
ISBN : 978-2-916997-30-8.  274 pages, 20 €.
Christian Bontzolakis, Tirelires
L’auteur, collectionneur de tirelires depuis son enfance, raconte la tirelire sous toutes ses formes, toutes les époques. Personnages, animaux, objets du quotidien, figures grotesques, naïves, parfois très belles ;  diversité des matériaux (barbotine, terre cuite, faïence, bois, métal, plastique…), plongée dans l’Histoire (celle des guerres, des inventions, des modes de locomotion…) : l’art de la tirelire (anonyme ou signée) est un régal ! Mieux : un investissement dans le rêve.
Extrait
La tirelire, dans l’imaginaire qu’elle provoque, oscille souvent entre fabliaux et contes de fée. Avec elle, l’anecdotique devient singulier sous le regard et entre les doigts de l’enfant qui manipule, tourne et retourne, réchauffe la porcelaine, accomplit cet étrange acte d’y glisser une pièce – avant un jour de la briser : des tessons explosés jaillissent alors des sous libérés. L’économie délivre cette liberté d’acheter des friandises ou davantage… Le regard du collectionneur (tiraliraphile !), ses gestes, sont au fond identiques, sauf qu’il contemple et tripote la tirelire sans bris aucun, constate les fêlures, les dommages occasionnés à la fente – preuves que certains propriétaires ont extirpé la monnaie à la pointe d’un couteau ou d’une lime à ongles. Tant mieux car, grâce à cette exception à la règle du jeu (casser le contenant pour jouir du contenu) nous pouvons aujourd’hui profiter des beautés singulières des tirelires.
ISBN : 978-2916997-32-2. 36 pages, très nombreuses photos couleur, 10 €.
Louise Alexis, Martine Diersé, Dans la poche du BIG KANGOUROU
Un livre d’enfant pour enfin savoir ce qui se trame dans la poche du Big Kangourou. Louise Alexis (10 ans) signe le texte, Martine Diersé les illustrations. Gravures et impression au plomb mobile sur presse typo. Un mini livre d’artiste pour rêver en s’amusant.
ISBN : 978-2-916997-28-5.  10 €.
Christian Bontzolakis, Martine Diersé – céramiques – gravures – jardins – voile de béton
A la découverte de Martine Diersé, créatrice aux multiples facettes. Approche biographique, abécédaire des techniques, textes librement inspirés par les oeuvres et très nombreuses quadrichromies. L’ouvrage nous emmène des ateliers au four, des salles d’exposition aux jardins, du travail aux rêves, de l’humour aux mystères de la création.
Un très beau livre relié et cousu à la main !
Extrait
Une part pour l’ombre, une pour la lumière – jeu des pulsions contraires sans cesse présentes dans l’œuvre : l’énergie impressionnante de l’artiste au travail (au boulot ! lance-t-elle) les fusionne. Son intransigeance aussi, garante d’une exigence permanente – l’humour ne sera jamais futile, la douleur, la violence érotique de certaines sculptures, de certains dessins, jamais gratuites : ils provoquent le sacré. Et l’absence fréquente de bras dans ses personnages, la désarticulation des corps, leur gymnastique fabuleuse, appelle en fait l’équilibre. Ce que l’on maîtrise s’évade ? La main, le cerveau, le désir : à quel instant s’offre ou s’impose l’incarnation ?… Question d’attente, redit-elle, de tension et d’humilité.
L’extrême activité – lutte incessante – peut aussi être rompue de redoutables passages à vide, de doutes et d’angoisses inhérents à la création… Martine Diersé est secrète, souvent silencieuse ; et soudain prolixe quand il s’agit d’évoquer ses jardins, d’en commenter les délices – science odorante et piquante de milliers de roses – avant d’offrir graines ou boutures aux visiteurs… Reste à regarder les mains de l’artiste, longues et puissantes, entaillées souvent, maculées de terre ocre ou grise, comme la combinaison chinoise, bleu passé, qu’elle affectionne. Et ce mouvement habituel, d’un doigt le rejet de sa longue tresse vers le dos. La voici grave, l’ovale de son visage semble clos. Soudain (ombre et lumière encore), elle sourit, un sourire irradiant – tandis qu’elle enlace une sculpture jaillie du four, créature d’émail cobalt terrible et lisse, granuleuse et chaude encore.
ISBN : 978-2-916-997-29-2. 160 pages, 35 €. Frais d’envoi 9 €.
François Seigneur, Noires
On peut interpréter des partitions plastiques comme on interprète des partitions musicales. A partir de cette thématique, François Seigneur, architecte, plasticien et musicien questionne l’état du monde et l’état de la création artistique. Textes et visuels alternent dans ce livre radical et poétique. Extrait du texte écrit en avril 2017.
Extrait
 “Noires” ne sont pas mes désespoirs sur notre monde et sa lâcheté insupportable à ne pas entendre qu’après avoir tant pillé nous ne supportions pas de rendre ni de partager quoi que ce soit.
Elles ne sont pas non plus ma hantise et ma méfiance des sciences et de l’argent comme seuls progrès pas plus que le reflet de mon inquiétude d’une humanité qui se fout des hommes, du monde vivant, de demain, de tout ce qui n’est pas sa gloire et son confort immédiats et s’applique avec méthode et acharnement à la destruction de tout ce qui l’empêcherait de mettre en oeuvre les raz-de-marées de populismes aveugles, de l’inconsistance de leurs rêves et de l’hystérie carnassière d’un capitalisme libéral judéo-chrétien dont ils se repaissent pourtant.
“Noires” ne sont que des couleurs écrites en noir.
Eric Satie est venu à mes côtés.
Il avait l’habitude d’être de travers.
ISBN : 978-2-916997-26-1. 50 pages, nombreuses illustrations. 10 €.
Serge Volle, Bûcher
Raffinement et truculence, danse macabre et baroque, Bûcher revisite l’Inquisition. Vie et mort d’une supposée sorcière, la Peyretonne, descente aux enfers dans un Vivarais du XVIe siècle : les mots, surgis du vieux français, sont « de la musique avant toute chose » – une pulsion pour dire le drame d’une femme condamnée par la folie meurtrière des hommes, l’aveuglement des intégrismes. Une écriture infiniment dense, une maestria du verbe et un souffle épique. Après Pavane, Bûcher est le second livre de Serge Volle paru aux Éditions du Pin. Serge Volle, également peintre de grand talent, vit en Ardèche.
Extrait :
Son confesseur disait de lui, à qui voulait l’entendre, ne le portant pas dans son cœur et bien piètre au secret, qu’il était fort lâche, fort pusillanime, fort timoré, qu’aucun homme ne craignait tant la mort que lui, qu’aucun, comme lui, ne fit tant de choses et tant de cérémonies pour y mettre remède, qu’il avait, tout le temps de sa vie, derrière les hauts murs de son inexpugnable château, d’un livre de messe à l’autre, d’un crucifix à l’autre, prié ses serviteurs, s’agissant de sa crainte, de sa grandissime épouvante, de ne rien en distiller alentour, que, devant lui, à côté de lui, on ne devait pas prononcer ce cruel mot de la mort, car, c’était par tous bien saisi, il ne pouvait pas entendre une si cruelle sentence.
ISBN : 978-2-916997-24-7. 116 pages. 17 €.
Patrick Combes, Les mots la nuit
Cinquante ans de Journal. Les Mots la nuit est le dernier des six volumes publiés aux Editions du Pin, qui réunissent les Carnets 2000-2016. (Trente-cinq années sont inédites.) C’est toujours la question des notes quotidiennes : les mots peuvent-ils dire le réel ? Leur propre histoire ? Dans L’Indigo du ciel, en 2013, les pages sur les voyages, les livres, le pays, les rencontres, s’achevaient sur l’absence, la mémoire, et le doute de poursuivre ou non l’entreprise. Mais l’écriture vit aussi d’existence autonome, affleure, renaît sans fin. Elle est cette énigme. Comment cesser d’écrire ? La nuit, les mots – voix intérieure, murmure, songe – viennent à nous. Non pour défier le jour, mais le célébrer.
Extrait :
Décembre 2013.
23 h. Sur le balcon. La nuit glacée. Quelques étoiles. Beaucoup plus ce soir que les autres jours. C’est la nuit que le monde s’offre à nous : nous sommes en lui dans l’obscurité naturelle – il est la nuit même. Nous sommes vivants en elle. Notre destin, ce n’est pas l’avenir (lequel ?) mais l’origine : un jour, une fois, une seule fois, nous sommes nés. Nous avons vécu cette histoire, l’histoire de la vie est venue à nous, improbable, certaine. Nous avons connu, sans l’avoir choisi, un instant, cette inscription dans le Temps, ce partage du monde. Ce moment d’éternité.
[…] La paix, c’est entendre et accepter le silence du monde – ou sa rumeur en nous, très lointaine.
ISBN : 978-2-916997-27-8. 354 pages. 20 €.
Marie Madeleine de Charentenay, Le cahier Bleu
Un livre d’artiste – des poèmes intimistes scandés par une série de collages et d’aquarelles d’une grande finesse : Le cahier Bleu est à déguster, à humer, à contempler. Le temps des souvenirs s’ouvre sur le monde.
L’édition originale de l’ouvrage, comprend 50 exemplaires cousus main.
Extrait :
C’est une vieille maison tout au bout du monde,
au pays de nulle part, au clapot de l’eau,
les volets y tapent et les portes grincent,
soupirs de la vie, soupirs de mémoire.
ISBN : 978-2-916997-31-5. 24 pages. 22 €.
Christian Bontzolakis, Michèle Gat, corps de pierre
  

Une monographie consacrée à une sculpteure d’exception qui travaille essentiellement la pierre (grès, granit ou pouzzolane) pour des oeuvres souvent monumentales, tendues et sereines à la fois, où le corps humain domine. L’ouvrage, illustré de quadrichromies, comprend aussi des textes de Michèle Gat sur son rapport à la pierre. Un entretien avec l’artiste complète l’ouvrage : on y découvre son amour de la nature et ce qui l’a amenée à sculpter.

“La pierre. Oui, je la sens frémir la pierre, rien qu’au regard ; elle me dit des choses, pas toujours comme je les pense. Parfois elle est très contradictoire, elle m’en impose alors même qu’elle donne à voir. Alors, surtout pas de précipitation, un très long silence d’observation, qu’elle puisse se laisser apprivoiser, qu’elle accepte d’être touchée, transformée comme moi-même j’accepte ce qu’elle propose, un lent conciliabule immobile et silencieux, qui peut se réitérer pendant la mise à nu du sujet.” (Michèle Gat)
Michèle Gat vit et travaille en Haute-Loire où ses oeuvres sont présentes dans l’espace public. Elle a notamment exposé à Paris et à Lyon, en Italie et en Pologne..
64 pages. ISBN 978-2-916997-19-3.
Noirs Portraits de David Molina.
Photographe, écrivain, l’auteur nous entraîne dans une impressionnante série d’autoportraits en noir et blanc – une introspection radicale loin de tout narcissisme, avec en contrepoint des textes pour dire les parts d’ombre et de lumière de l’homme face à lui-même. Un voyage au bout de la nuit aussi, entre solitude et désir de l’autre, lutte et sidération.
“On chemine dans la foule comme dans une forêt de masques. Des masques qu’on dérobe aux passants et qu’on colle les uns sur les autres pour se constituer un visage. Un visage qu’on met toute une vie à façonner, des masques qu’on met toute une vie à retirer.
“Entre les cimes et l’abîme se nouent d’étranges relations, comme des jeux de miroirs, et on ne distingue plus l’envers de l’endroit, égaré sur le chemin des étoiles dont on ne saurait dire si elles s’éloignent ou se rapprochent.”
David Molina vit et travaille à Aubenas, en Ardèche, où il expose fréquemment. Il est aussi l’auteur de “Bleus”, un ensemble de poèmes, aux Editions La Féline.
44 pages. ISBN 978-2-916997-18-6.
Farouche de David Molina

Des textes brefs pour dire l’amour – forcément farouche…ou effarouché. L’amour au jour le jour, avec ironie, tendresse, un zeste de désespoir en prime. Un drôle de jeu de rôles, câlin, façon porcelaine et chewing-gum. Des notations pointues sur l’art d’aimer et de désaimer : David Molina cisèle ici les petits riens des élans et des refus, flux et reflux mélancolique aux jardins d’Eros.

“Fleur
Sa chatte était comme une fleur vénéneuse. Elle était ouverte et ses lèvres ondoyaient. C’était chaud et pourpre comme les pétales d’une rose sanguinolente. C’était comme si l’amour sortait ses tripes, comme s’il me révélait sa vraie nature.”
“Lucioles
Elle s’est assoupie. Le drap recouvre à peine ses hanches. Son odeur, comme un million de lucioles dans la chambre, m’empêche de fermer l’oeil. J’ai de la lumière plein les sinus et le goût de sa peau planté dans les dents. Je ne tiendrai pas jusqu’à demain pour apaiser ma faim.”
58 pages. ISBN 978-2-916997-20-9-5.
Et aussi…
. Les Bouffons de la Peinture et l’Abstract-Stress
Un album grand format autour des polémiques passionnées qui opposèrent dans les années 1960 partisans de l’art abstrait et de l’art figuratif. Et l’histoire mêlée des “Bouffons de la Peinture”, tableau charge de Colette Bonzo et de l’Abstract-Stress, savoureux canular monté par le peintre et son mari, le Docteur Elie Bontzolakis.
ISBN 978-2-916997-23-0 20 €.
. Dies illa
36 reproductions de fusains du peintre Colette Bonzo présentés en porte-folio. Une suite de dessins magistraux sur la condition humaine accompagnée d’une préface de Christian Bontzolakis. En coédition avec Kallima éditeur.
. L’indigo du ciel de Patrick Combes. L’écriture, la mémoire, l’Histoire, les livres, la “beauté du monde”. Et deux fois l’Amérique. Et Berlin, la Pologne.
Puis la disparition de la compagne de vingt-cinq ans.
Des carnets : une parole du silence, ses fragments. Une aventure aussi : les mots peuvent-ils dire les jours ? L’indigo du ciel ?
. Pavane de Serge Volle. Un souffle d’une rare puissance, une écriture dense, infiniment musicale : Serge Volle (qui est aussi un grand peintre) fait partie des rares écrivains qui revisitent la langue française. Pavane emporte dans un voyage intérieur et sauvage, une interrogation sur l’état du monde. Anonymes figures paysannes ou créateurs célèbres embarquent le lecteur dans cette vanité habitée de silence, de pierres, de folie végétale, d’humilité et de splendeurs.
. Sylvie Klein, matières du rêve. Monographie sur l’oeuvre d’une sculptrice pour qui le rêve se fait bois. Texte de Christian Bontzolakis.
. Serge Volle, immoderato cantabile. Monographie pour approcher l’oeuvre puissante d’un peintre écrivain. Texte de Christian Bontzolakis, photographies de Jean-Luc Meyssonnier.
. Le livre des jardins du Pin
Ecrivains, photographes, auteur de BD et paysagiste dressent le portrait croisé d’un jardin d’artiste (labellisé “Jardin remarquable”) créé en Cévenne ardéchoise par la plasticienne Martine Diersé. Pour en savoir plus et commander le livre, rendez-vous sur notre page “Nouvelles parutions“.

Quelques regards risqués sur “Schweizer Heimarbeiten”
de Monika Brugger
Collection Typo(s)

La collection comme ça, née en 2007 et la collection comme si née en 2013 éditent des textes contemporains de littérature générale (roman, fiction, essai, journal) sous un format élégant : 11,5 x 21 cm, en Coral book ivoire 90 g, couvertures en Colorme 300 g à rabats, dos carré cousu collé. Tirages originaux à 300 exemplaires.
“L’atelier du peintre, au Pin, dans un clair-obscur qui rend, dans la surprise du jour (et suggère, par l’ombre du ciel à la fenêtre, quelque chose d’un Vermeer), la vérité particulière du songe, du silence qui portaient ici le travail de l’artiste, les longues heures de solitude, de méditation, de soudaine énergie – modelé des teintes, des tissus, doré des cadres (au centre, le portrait du père en chemise rouge, un après-midi d’été), palette colorée, chevalets, faisceau des pinceaux en épis, l’immobile aigrette des instruments d’une intime cérémonie achevée…C’est un autre tableau, cette image profonde de l’atelier déserté, habité pourtant de tous les signes (le noir ébène des meubles, les fusains de
« Dies Illa »), si riche encore lui-même des couleurs et des formes d’une toile imaginaire, la dernière, qui n’a jamais été.”
      
“Falaises de Yui” est un voyage qui nous embarque de la Bretagne à Paris, de l’Ardèche au Portugal ou en Espagne – mais l’espace parcouru est aussi celui du temps et du silence, de l’écriture  et du silence d’entre les mots. “Dix ans de cahiers”, est une interrogation sur le pourquoi et le comment du diarisme.
La vie est un théâtre. Le théâtre, c’est peut-être la vie. Un théâtre quelque part banlieue nord, explosif. Une vie bardée d’humour, de drames et d’amours. Dans les barres d’immeubles, au supermarché, sur scène et en coulisses, les acteurs sont aussi des imposteurs. Fragiles et féroces, émouvants et dérisoires, terroristes, tortionnaires ou victimes, capitalistes, amants… Tous sont prisonniers d’une sarabande haletante. Dans ce théâtre- là, chacun joue sa peau.
“J’ai été embauchée sur le chantier. La manutention. Le froid. Les entrepôts ouverts. Mal au dos. Pression des chefs. J’entends encore leurs voix : “Une miette de jour c’est négatif dans le camion : tu me gerbes tout ça dans le camion”. Après, il y a eu le forage. Ouvrière de l’extraction solide. Fondations théâtre banlieue nord. 23 heures – 5 heures du matin. Forage. Manchettes en fibres de verre. Scellage. Injection de béton par manchettes. Le béton. Marteau- piqueur. De l’eau. Du béton. La terre. La boue. Casques. Lunettes. Masques. Gants. Bottes. Ciré. BRRRRRR – un bruit sourd toute la nuit. […]”
“Bas-relief rongé par l’usure ou l’excroissance anthropomorphe d’un terrain calcaire, on le confondrait presque, dans l’ombre, avec la paroi sale et rugueuse, à demi effondrée, contre laquelle il se tient couché, anéanti, aux mains d’un coma d’où l’on s’étonnerait qu’il sorte, à l’y voir si constant. Rien n’indique en effet qu’il puisse un jour s’arracher à ce destin de pierre, ni même éprouver de sensible transformation avant des millénaires d’érosion ou de patiente calcification.
Parfois, sans s’éveiller, il pousse de faibles gémissements entrecoupés de paroles appartenant à la langue méconnue du sommeil, inarticulées, inouïes, dont il ne se souviendra pas. Puis c’est encore la nuit, le silence, la pesanteur de tout le corps sur la dalle humide et froide, éclatée, laissant par endroits la terre et le roc à vif.”

Presse typographique à pédale et à plombs mobiles (fin 19ème siècle).Presse typographique type “Minerve”. Détail.Presse typo.

Séquence dédicaces à la Maison Jean Ferrat, à Antraigues, lors du Printemps des poètes 2018. Assise au centre Martine Diersé, debout à droite Danielle Entressangle

 

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