ARCHIVES 2

2019 (suite)

. DU 10 AU 29 MAI, ÉLÉONOR KLÈNE ET MAXIME SANCHEZ EXPOSENT À LA MÉDIATHÈQUE D’AUBENAS. Au programme, “HOLOBIOME”, genèse de leur livre (à paraître aux Éditions du Pin) et des oeuvres plastiques. Un partenariat avec le Château du Pin et la médiathèque dans le cadre des Échappées initiées par le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche avec le soutien du Département.

 

. RENDEZ-VOUS AUX JARDINS, SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 JUIN ! Visites de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Avec le thème “Les animaux au jardin” et, diffusé dans la Salle des gardes du château, “L’heure dorée”, l’enregistrement à l’aube des chants d’oiseaux du Pin. Le prix d’entrée (5 € gratuit pour les moins de 18 ans) comprend l’accès aux jardins et au château.

. Le printemps est en pleine forme dans les jardins du Pin !

A Antraigues-sur-Volane, dans le cadre de “Village en poésie”, dimanche 23 juin les Éditions du Pin seront présentes sur leur stand et participeront à des lectures publiques, avec Françoise Balaÿ, Christian Bontzolakis, Martine Diersé, Geneviève Gutierrez.

Sur le plateau ardéchois le dimanche 7 juillet, “D’un vallon l’autre… Les conques marines entre Atlantique et Méditerranée” : 

Concert-lecture et randonnée

  • 17 h : Les Coux, Lieu dit « Les Rabeyrasses » (Sagnes et Goudoulet)
  • 20 h : la Ferme de Flotte/Gerbier (St-Martial)

Une création musicale originale de Patrick Portella, avec la collaboration de Christian Bontzolakis, écrivain.

Cinq instrumentistes, souffleurs de conques marines investissent un territoire, pour en révéler l’espace, la géographie. Ils s’appellent et se répondent en créant des axes de résonance ouverts, vibrants, palpitants, jouant avec les échos naturels du lieu. Le texte de Christian Bontzolakis se glisse, croise les sons dans ce paysage sonore.

Les musiciens : Juliet Cuer, Rémi Kerbrat, Polo Lombardo, Jean-Louis Moisseron, Patrick Portella / Production LEDA ATOMICA

Entrée libre

Possibilité de rejoindre les 2 sites en randonnée accompagnée, avec navettes retour.

Inscription au 04 75 36 38 60.

Patrick Portella jouant de la conque marine près du Gerbier de Jonc.

.  Samedi 13 juillet à 17 h 30, inauguration des 24e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN, en présence des plasticiens, écrivains et découvreur invités. Tous les détails dans le visuel ci-dessous.

Invitation à l’inauguration des 24e Estivales du Château du Pin.

 

Avec, samedi 21 septembre un évènement à partager :

DÉMONSTRATION ET MISE EN PRATIQUE DE LA PIERRE SÈCHE AU CHÂTEAU DU PIN

Dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine, le PARC NATUREL RÉGIONAL DES MONTS D’ARDÈCHE propose une journée de démonstration et de mise en pratique de la pierre sèche au Château du Pin (Fabras) le SAMEDI 21 SEPTEMBRE, de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30, avec pique-nique tiré du sac. Un événement soutenu par la RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES.

UN ATELIER OUVERT, GRATUIT, animé par l’association ELIPS (Ecole locale et itinérante de la pierre sèche), et l’occasion conviviale d’apprendre comment construire et restaurer des murets en pierre sèche.

Pour plus de renseignements  : contact@chateaudupin.org ou 04 75 38 05 26

Pour découvrir le travail de l’association ELIPS :

https://www.elipsecoledelapierreseche.com/

A l’initiative du Parc naturel des Monts d’Ardèche, pierre sèche et patrimoine se déclinent aussi sur d’autres lieux ardéchois :

Et, toujours le samedi 21 septembre, la participation des ÉDITIONS DU PIN au FESTIVAL “LES MOTS DÉGELÉS”, festival pour enchanter les mots (scandés, joués, écrits). C’est à Aubenas, au Centre culturel Le Palabre, toute la journée. L’occasion de découvrir nos livres les plus récents.  Pour connaître le programme complet du festival cliquer ICI.mots_degeles_programme_2019_mail_4_pages

EXPOS 2019

…Au programme des visites les oeuvres d’ÉLÉONOR KLÈNE et de MAXIME SANCHEZ. Elle est écrivaine et plasticienne, lui est plasticien. Tous deux vivent et travaillent entre Marseille et l’Ardèche. On peut voir dans les jardins du Pin leur installation de mai à novembre. Son nom ? “Holobiome”. “Holobiome” a également sa version livre aux Éditions du Pin. Avec récemment, une exposition à la clé à la médiathèque Jean Ferrat, à Aubenas, partenaire de notre association dans le cadre des ÉCHAPPÉES initiées par le Parc Naturel des Monts d’Ardèche.

ELÉONOR KLÈNE, “Isis et la meute mixte” (détail), installation in situ, écrans LCD, céramique, acier, verre, peinture et matériaux composites, 150 x 80 x 250 cm, 2019.
MAXIME SANCHEZ, “White Poneglyph”, sculpture. Céramique, béton, acier, peinture et matériaux composites, 150 x 150 x 150 cm, 2019.

Côté livres, les Éditions du Pin publient “Épopée”, une nouvelle fiction signée SERGE VOLLE qui nous transporte au temps des Croisades revisitées. Un voyage où le verbe est un flux musical puissant, vecteur de rêve et d’imaginaire.

Autre Échappée, celle de MARIETTE, plasticienne qui vit en Isère : elle présente dans la galerie et le cabinet de curiosités du Pin une pléiade de sculptures, très étranges et très belles créatures, très étranges oiseaux à la beauté inquiétante. Les Éditions du Pin lui consacrent un livre : “Mariette, Intime(s) conversation(s).

Mariette, “Robe de mariée”

Ces sculptures voisinent avec deux météorites (notamment la STA040, une star de 108 kilos !) exhumées par ANDRÉ CARPENTIER, un habitant de Fabras, grand chasseur d’objets célestes. Un livret illustre ses découvertes : “André Carpentier – Les aventures d’un chasseur de météorites”.

Météorite STA040

MARTINE DIERSÉ a créé dans le Jardin de la pente une grande sculpture en voile de béton recouvert de pâte de verre : “L’Oeil qui pleure”. Un oeil noir et couleurs grand ouvert sur le paysage, sur les chagrins du monde. La Salle des gardes accueille une nouvelle présentation des “Mascarades”, suite de sculptures en grès émaillé sur le thème des métamorphoses. Et, côté éditions, la parution d’un très beau porte-folios, “Vanitas vanitatis, regroupant les reproductions d’une série de dessins au stylo-bille sur le thème d’un jardin mêlant corps et végétaux.

Martine Diersé, “L’Oeil qui pleure”, sculpture, voile de béton et pâte de verre, détail, 2019.

Et, avec “L’Atelier du peintre”, on découvre un ensemble d’oeuvres (tableaux, fusains, pastels) de COLETTE BONZO, avec une nouvelle présentation dans les lieux où elle  a vécu et travaillé dans les années 1960.  Et, dans les jardins, moult reproductions numériques sur bâche des roseraies peintes par l’artiste.

Colette Bonzo, “Grande Roseraie”, huile sur toile, 200 x 200 cm, 1957.

Toujours dans les jardins, les reproductions de travaux d’élèves de collèges de Privas et de Guadeloupe, menés par leurs professeurs d’art plastique, Isabelle Descours, Jérémiah Lambert, Anne-Marie Rey et Bertille Robin : “Tombés du ciel”, “Art plus” et “Poupées dans les arbres”.

FRANÇOIS SEIGNEUR nous a quittés…

FRANÇOIS SEIGNEUR nous a quittés le 9 avril. Une mort soudaine. Il était, depuis 1992, un ami. En 2003 puis en 2017, il avait créé des œuvres pour les jardins du Château du Pin, exposé peintures et dessins, écrit des textes pour les Éditions du Pin. Architecte, plasticien, écrivain, musicien – un « humaniste », un porteur d’utopies, un fantastique passeur de poésie et d’émotions. Un manieur aussi d’humour et d’ironie…

François Seigneur croyait sans illusions à la beauté de l’humanité, luttait contre les obscurantismes de tous poils. Cette force, cette générosité, parfois armées de désespérance, animait ses combats et ses œuvres. Il jouait, solo ou avec d’autres, ce qu’il nommait ses « Partitions » : questionner l’état du monde et l’état de la création – en témoignent par exemple son exposition et sa conférence au CAUE de Privas à l’automne 2017.

La même année, il concluait ainsi un de ses textes paru dans  Noires  : « Noires ne sont que des couleurs écrites en noir. Erik Satie est venu à mes côtés. Il avait l’habitude d’être de travers. » Être « de travers » c’est traverser la vie, la création, autrement. Cet autrement François Seigneur l’a sacrément pratiqué et nous l’a fait aimer. Nous pensons à lui, à Monika Brugger sa compagne, à sa famille, à toutes celles et ceux – nombreux – qui, avec et grâce à lui, ont emprunté les chemins de traverse, chemins d’incertitudes d’où procède la création.

François Seigneur, travail pour “Installation 26”, jardins du Château du Pin, juin 2017.
François Seigneur, “Installation 26”, détail, jardins du Château du Pin, 2017.
François Seigneur, “Installation 26”, détail, jardins du Château du Pin, 2017.

Né en 1942 à Rémalard dans l’Orne, François Seigneur est architecte, plasticien, écrivain, musicien, et enseignant (École nationale supérieure d’architecture de Bretagne à Rennes). Il vit et travaille près de Rennes. Diplômé de l’École Boulle en 1961 et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs en 1964, François Seigneur suit un parcours atypique : d’abord ébéniste, il s’initie à l’architecture comme dessinateur dans l’agence de Claude Parent où il rencontre Jean Nouvel avec qui il s’associe entre 1970 et 1974. Dans les années 1980, son nom est associé à des projets importants comme le réaménagement de la Régie Renault (1982) ou la réhabilitation du Théâtre National de Belfort (1983). Il remporte un succès international en 1992 en réalisant le Pavillon de la France pour l’exposition universelle à Séville, puis la scénographie de l’exposition Design, miroir du siècle – au Grand Palais, à Paris en 1993. En 1999, il expose à L’Institut Français d’Architecture « Pour ne pas mourir, je ne finirai jamais ma maison. Pourquoi finir celle des autres ? » Passionné par le renouvellement des technologies, de l’esthétique et les questions d’économie d’énergie, François Seigneur s’y consacre depuis 2005 au sein d’Architectonomes, association dévolue à la recherche sur l’habitat écologique de demain. Il donne également à ses recherches une dimension sociale en s’interrogeant sur les logements d’urgence pour les démunis (1993) ou encore sur le bien-être des enfants en milieu hospitalier (La maison de mon Doudou, 2003-2008). Il expose dans de nombreux lieux, publics ou galeries, en France et à l’étranger. A l’occasion de ses expositions au Château du Pin, il publie aux Éditions du Pin « Ronchonneries / Ordre et désordres en architecture » (2003) et « Noires » en 2017.

François Seigneur, “Partition”.
François Seigneur, “Souvenir 8-16”, dessin, in “Noires”, Éditions du Pin, 2017.

 

…Samedi 16 novembre, participez à la journée “JARDINS PLURIELS DES MONTS D’ARDÈCHE” à la Maison du Parc (Jaujac). Martine Diersé y évoquera les jardins, labellisés “Jardin remarquable”, qu’elle a créés autour du Château du Pin. Le programme de cette journée, qui se clôturera par une conférence du paysagiste Gilles Clément, est dans le visuel ci-dessous.

 

2020

…Et les JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, samedi 19 et dimanche 20 septembre. Là aussi, cette année les visites sont SUR RENDEZ-VOUS. Visites du château et des jardins. Tarif préférentiel : 5 €.

 

QUE L’ANNÉE NOUVELLE VOUS SOIT DOUCE ET FORTE !

Colette Bonzo, “Roseraie”, huile sur toile, 156 x 133 cm, 1957. Photo Daniel Ponsard.
Martine Diersé, “L’Amour en cage” (détail), sculpture voile de béton et pâte de verre, hauteur 2 m, diamètre environ 5 m, 2021.

Château et jardins sont en pause hivernale. Réouverture le 1er mai  ! Pour  nous joindre :  04 75 38 05 26 ou contact@chateaudupin.org

Un coup d’oeil sur la saison passée ? Les sculptures de Yankel, Martine Diersé, Annet Perrin, les peintures de Colette Bonzo, les photographies de Stéphane Brochier, la vidéo et la sculpture de Julia Borderie et Eloïse Le Gallo.

...Du 27 septembre au 17 octobre, “Actéon” : exposition Martine Diersé au NAUTILUS, 63 avenue Centrale, à Lalevade-d’Ardèche. Vernissage le 27 septembre à 17 heures. Une expo dans le cadre du festival “Les jours de la dame”, initié par l’association Léda atomica 07. Un festival dédié à la création féminine sous toutes ses formes : musique, chant, théâtre, arts plastiques. Tous les détails sur le festival en cliquant :  1.jpg.1 L’exposition est ouverte les week-ends de 15 h à 18 h 30 et sur rendez-vous (06 80 72 03 57).

Martine Diersé.

…Et au château et dans les jardins du Pin, les expositions et les livres. Jusqu’au 1er novembre :

. Colette Bonzo / L’Atelier du peintre 2 /peintures et dessins / jusqu’au 2 novembre.

Atelier de Colette Bonzo au Château du Pin.
Atelier de Colette Bonzo au Château du Pin (photo Simon Bugnon).

Une nouvelle présentation, plus ample, plus familière, des œuvres de Colette Bonzo (1917-1967) pour mettre en valeur tableaux, fusains et pastels, dans des espaces où la peintre a vécu et travaillé. L’accent est mis sur la diversité des thèmes : grandes compositions à caractère social, intimisme de portraits et de nus, explosion des roseraies, drame des fusains, douceur des pastels. Présentation également des livres d’artiste avec les gravures de La Peine capitale, le porte-folios réunissant les reproductions des fusains, Ce Jour-là. La vie sous toutes ses formes à travers des couleurs éclatantes et un expressionnisme atypique. Avec aussi bien sûr le grand tableau lié à l’Ardèche, Bal au bois de Païolive, tant apprécié des visiteurs.

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Colette Bonzo, “Bal au bois de Païolive”, huile sur toile, 180 x 240 cm, 1962. Photo Daniel Ponsard.

. Julia Borderie, Eloïse Le Gallo / Des Sources / sculpture, vidéo / jusqu’au 2 novembre.

Julia Borderie, Eloïse Le Gallo, “Des Sources”, vidéo, 2020.

Au GAC, à Annonay, Julia Borderie et Eloïse Le Gallo présentent  jusqu’au 1er novembre -1°/293m, une exposition construite sur un principe d’écho entre des lieux où l’eau émerge dans les hauteurs et les vallées où elle constitue de larges fleuves. Dans un jeu de dénivelés, elles ont créé, pour l’exposition, une vidéo à travers laquelle le paysage et ses bassins versants sont auscultés en suivant les dessins de l’eau et des routes. Les céramiques / sacs à dos Des Sources créées en résidence au Château du Pin, à Fabras, en 2018 en sont les personnages principaux (l’une d’elles, exposée au Château du Pin participe également à l’aventure) : réencastrées dans les infrastructures des sources dont elles sont les moulages, elles s’emplissent, se vident. Elles sont portées par des marcheurs qui les font évoluer dans le paysage et les saisons. Ces objets portent en eux, avec les eaux de ces lieux singuliers, les récits de ceux qui les fréquentent, et constituent la trame de la vidéo qui sera également diffusée au Château du Pin.

En écho, Julia Borderie et Eloïse Le Gallo proposent le 30 août une marche au départ du Mont Gerbier de Jonc, sur la ligne du partage des eaux, avec Des Sources en guise de sacs : cette action est conçue comme une proposition poétique pour tracer métaphoriquement l’origine des eaux et incarner leur présence invisible, dans l’air et sous terre. Une intervention de la géologue Maryse Aymes (avec qui Julia Borderie et Eloïse Le Gallo ont commencé à travailler en 2018) complétera cette journée.

Julia Borderie, Eloïse Le Gallo. “Céramique / sac à dos”, 2018.

. Stéphane Brochier / Intérieur Extérieur / photographies / jusqu’au 2 novembre. Une Echappée du Parc naturel des Monts d’Ardèche.

Stéphane Brochier, “A la folie”, photographie.
Stéphane Brochier, “Intérieur / Extérieur”, photographies.

A Paris où il vit, Stéphane Brochier a travaillé pour l’Agence photographique des musées nationaux au Grand Palais ou pour le Jeu de Paume, exposé en 2019 à la Maison des Arts d’Antony (92). Ses itinérances (Grèce, Maroc, Iles Canaries, Bretagne, Corse, Aquitaine, Normandie…) l’ont mené au Pin. Avec, à la clé, une série de photos couleur à l’exubérance réaliste sur les jardins et le château. Il capte la magie des lieux, leur poésie. Il saisit les liens qui unissent château et jardins, intérieurs et extérieurs. Liens labyrinthes dont il offre les fils d’Ariane. Bien sûr, pour brouiller les pistes, les photos des jardins sont présentées dans le château, celles du château, reproduites sur bâches, dans les jardins. Contrepoint à cette série, un ensemble de photographies en noir et blanc ouvertes sur des univers citadins ou périurbains détruits, abandonnés. Extérieurs et intérieurs confondus déclinent alors désolation et solitude…

Stéphane Brochier, “Noir et blanc”, photographie.
Stéphane Brochier, “Intérieur / Extérieur 2”, photographie.

. Martine Diersé, L’Amour en cage et Madame est servie / sculptures / jusqu’au 2 novembre au Pin / Le Nautilus, Lalevade / septembre. En cours d’installation.

Martine Diersé,”Madame est servie !”, détail, sculpture.

Depuis huit ans, les œuvres de Martine Diersé incluent des sculptures, souvent monumentales, en voile de béton installées dans les jardins. Après La Grotte-crâne, les trois Têtes qui roulent, L’œil qui pleure, voici L’Amour en cage. L’amour en cage (ou Physalis) est une plante vivace que l’on retrouve semée ou à l’état sauvage dans les jardins du Pin. Son calice enferme un fruit rouge qui évoque un cœur. Martine Diersé s’inspire de la forme du végétal après sa floraison. Un rêve transmué en voile de béton de cinq mètres de diamètre, recouvert d’une constellation de mosaïques en pâte de verre. La sculpture, installée de façon pérenne au-dessus du bassin-lavoir, accueille les visiteurs qui empruntent le chemin menant au château. Précision : on peut entrer sous L’Amour en cage. Dans les salles du rez-de-chaussée du château, puis au Nautilus, à Lalevade, Madame est servie est un ensemble de sculptures récentes en terre cuite, cérémonial d’un festin baroque et cruel. A travers la terre cuite (émaillée ou brute), le voile de béton, la gravure et le dessin, l’œuvre entier de Martine Diersé interroge les thèmes de la métamorphose, de la féminité, de la nature – avec infiniment de vigueur et de mystère.

Martine Diersé, “Madame est servie ! ” Détail. Sculpture grès émaillé.

. Annet Perrin / Fleurs de verre / jusqu’au 2 novembre.

Annet Perrin, “Fleur de verre”.

Avec Annet Perrin (il vit en Ardèche à Rochecolombe), la lumière sculpte un minéral devenu transparent. Sculpteur de verre… Le verre est un matériau très sensuel, dit-il. J’aime le caresser. Si la matière est douce au toucher, il y a des chances pour qu’elle soit douce au visuel. Le travail d’Annet Perrin ouvre les yeux à la lumière – travail parce qu’il s’inscrit dans la durée, dans la permanence, dans la pratique d’une technique complexe, et dans sa transmission. Quand la matière devient lumière, elle joue des profondeurs, des incisions, des couleurs et de leurs inclusions. En 2008, Annet Perrin avait créé pour les jardins du Pin des œuvres où il transmuait écorce des arbres et fleurs. Certaines de ces sculptures sont installées de façon pérenne dans les jardins. Des fleurs somptueuses, surgies d’un conte de fée les rejoignent au printemps. Fleurs géantes (presque deux mètres de diamètre), cépales larges ouverts et translucides, elles offrent leurs calices rouges. Annet Perrin utilise le minéral comme si c’était une palette. Il l’interprète et en joue somptueusement.

http://www.chateaudupin.org/wp-content/uploads/2008/12/perrin-9.jpg
Annet Perrin, “Souches” (détail), verre.

. Yankel / Grotesques au jardin / sculptures / jusqu’au 2 novembre. Une Echappée du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche.

Yankel, “Bleu du Pin”, sculpture. Photo CD07/Matthieu Dupont

Le 14 avril 2020, Yankel, peintre, sculpteur, graveur, aurait eu 100 ans. L’hommage prévu par le Département prendra une nouvelle forme. Le château et les jardins du Pin, la Galerie Mirabilia (Lagorce) et le Musée des Vans sont associés à cette célébration que l’artiste avait choisi de baptiser Une saison Yankel, qui inclut aussi exposition de photos de Matthieu Dupont et film documentaire de Christian Tran. Tous les détails des manifestations en cliquant ici : Une saison Yankel

Dans un reportage diffusé sur France 3 en décembre 2019, Yankel dit qu’à 99 ans il cherche toujours. Travailler, toujours, chercher, toujours… Il continue de peindre, de sculpter. “Je me laisse aller à la folie. A 99 ans, je cherche toujours. D’ailleurs j’ai toujours cherché à faire du nouveau, quelque chose qui n’a pas été fait hier”. Dans le jardin de sa maison de Labeaume, où il travaillait depuis les années 50, ses sculptures composent une sacrée farandole. Neuf d’entre elles sont exposées dans les jardins du Pin. « Grotesques » ? Les titres des œuvres parlent d’elles-mêmes « Eventails », « Par le trou de la serrure », « A la louche », « Faucilles », « Monsieur », « Roue sur pattes », « Spootnik », ou encore « Bleu du Pin » qu’il avait choisie pour l’affiche de l’exposition.

Jacques Kikoïne, dit Yankel, est né dans la peinture en 1920 : son père, Michel Kikoïne, compagnon de route de Chaïm Soutine, et d’Amedeo Modigliani, le fait grandir à la Ruche dans une atmosphère d’effervescence, intellectuelle et artistique.
Fuyant les persécutions des années sombres, son parcours le fait également travailler à Toulouse, en imprimerie et en gravure. Il devient géologue et part en Afrique en 1949. De retour à Paris, il s’engage définitivement dans la peinture et signe ses premières expositions.
Son œuvre s’affirme dans son goût pour les matériaux de remploi, leur redonnant le sens qu’il aime trouver dans l’art brut. Ces dernières décennies, il assemble des objets apparemment hétéroclites – bois, papiers, métaux – qu’il fait participer à une sublimation du réel, donnant aux productions d’objets du XXe et du XXIe siècles un sens qui force le regard. Les sculptures présentées dans les jardins du Pin (bois, tôle, outils parfois rehaussés de peinture) en témoignent. Les Éditions du Pin publient à cette occasion un livre Une saison Yankel avec des textes de Christian Bontzolakis, Tassadite Favrie, Dominique Thibaud… et Yankel. Et des photos de Matthieu Dupont.

Yankel – Labeaume, le 27 décembre 2019. Photo CD07/Matthieu Dupont.

 

Colette Bonzo au Château-Musée de Tournon-sur-Rhône

A découvrir ou redécouvrir au Château-Musée de Tournon-sur-Rhône : “Combat de coqs 2”, présenté dans le cadre de l’exposition “10 ans d’artistes”. Ce tableau avait été exposé lors de la rétrospective des oeuvres de Colette Bonzo au château de Tournon (Musée de France) en 2011. Il fait aujourd’hui partie des collections du musée. A voir jusqu’au 20 septembre. Tous les détails sur ce site : www.chateaumusee-tournon.com

Colette Bonzo, “Combat de coqs 2”, huile sur toile, 200 x 200 cm, 1960. Château-Musée de Tournon-sur-Rhône. Photo Daniel Ponsard.

 

RENAISSANCE DE MURETS EN PIERRE SÈCHE DANS LES JARDINS DU CHÂTEAU DU PIN

Restauration de murets en pierre sèche dans les jardins du Pin – 22-26 juin 2020.

Ils étaient en ruines, défoncés par les ravinements (et les sangliers) depuis belle lurette ! Cinq jours d’un travail acharné mené par les stagiaires de l’association ELIPS (spécialiste de la pierre sèche) du 22 au 26 juin : Ils renaissent (et le bassin lavoir lavoir idem !). Un miracle ? Non : un sacré coup de main, un sacré coup d’oeil et un sacré coup de coeur ! Les stagiaires venaient de Lyon, du Val-d’Oise, du Gard, du lac Léman, de la Drôme et de l’Ardèche. Un très grand merci à Eric, Jérémy, Landry, Linda, Manu, Mélissa, Milan, Noémie et à Yvan qui animait formidablement ce stage. Un événement porté par le PARC NATUREL DES MONTS D’ARDÈCHE avec le soutien de la RÉGION RHÔNE-ALPES.

Restauration de murets en pierre sèche dans les jardins du Pin – juin 2020.
Restauration de murets en pierre sèche dans les jardins du Pin. A gauche et au fond une partie des murets restaurés. En prime l’eau revient dans le vieux bassin, également en pierre sèche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journées du patrimoine 2020.

2021

LES RENDEZ-VOUS AUX JARDINS ? Samedi 5 et dimanche 6 juin de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Tarif préférentiel visite des jardins et du château : 5 €. Gratuit pour les moins de 18 ans.

…SAMEDI 17 JUILLET À 17h30, INAUGURATION DES 27e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN. VOUS ÊTES LES BIENVENU-E-S !

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, samedi 18 et dimanche 19 septembre, visites du château et des jardins de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. Tarifs préférentiels : 5 €, demi-tarif moins de 12 ans.