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2019 (suite)

. DU 10 AU 29 MAI, ÉLÉONOR KLÈNE ET MAXIME SANCHEZ EXPOSENT À LA MÉDIATHÈQUE D’AUBENAS. Au programme, “HOLOBIOME”, genèse de leur livre (à paraître aux Éditions du Pin) et des oeuvres plastiques. Un partenariat avec le Château du Pin et la médiathèque dans le cadre des Échappées initiées par le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche avec le soutien du Département.

 

. RENDEZ-VOUS AUX JARDINS, SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 JUIN ! Visites de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. Avec le thème “Les animaux au jardin” et, diffusé dans la Salle des gardes du château, “L’heure dorée”, l’enregistrement à l’aube des chants d’oiseaux du Pin. Le prix d’entrée (5 € gratuit pour les moins de 18 ans) comprend l’accès aux jardins et au château.

. Le printemps est en pleine forme dans les jardins du Pin !

A Antraigues-sur-Volane, dans le cadre de “Village en poésie”, dimanche 23 juin les Éditions du Pin seront présentes sur leur stand et participeront à des lectures publiques, avec Françoise Balaÿ, Christian Bontzolakis, Martine Diersé, Geneviève Gutierrez.

Sur le plateau ardéchois le dimanche 7 juillet, “D’un vallon l’autre… Les conques marines entre Atlantique et Méditerranée” : 

Concert-lecture et randonnée

  • 17 h : Les Coux, Lieu dit « Les Rabeyrasses » (Sagnes et Goudoulet)
  • 20 h : la Ferme de Flotte/Gerbier (St-Martial)

Une création musicale originale de Patrick Portella, avec la collaboration de Christian Bontzolakis, écrivain.

Cinq instrumentistes, souffleurs de conques marines investissent un territoire, pour en révéler l’espace, la géographie. Ils s’appellent et se répondent en créant des axes de résonance ouverts, vibrants, palpitants, jouant avec les échos naturels du lieu. Le texte de Christian Bontzolakis se glisse, croise les sons dans ce paysage sonore.

Les musiciens : Juliet Cuer, Rémi Kerbrat, Polo Lombardo, Jean-Louis Moisseron, Patrick Portella / Production LEDA ATOMICA

Entrée libre

Possibilité de rejoindre les 2 sites en randonnée accompagnée, avec navettes retour.

Inscription au 04 75 36 38 60.

Patrick Portella jouant de la conque marine près du Gerbier de Jonc.

.  Samedi 13 juillet à 17 h 30, inauguration des 24e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN, en présence des plasticiens, écrivains et découvreur invités. Tous les détails dans le visuel ci-dessous.

Invitation à l’inauguration des 24e Estivales du Château du Pin.

 

Avec, samedi 21 septembre un évènement à partager :

DÉMONSTRATION ET MISE EN PRATIQUE DE LA PIERRE SÈCHE AU CHÂTEAU DU PIN

Dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine, le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche propose une journée de démonstration et de mise en pratique de la pierre sèche au Château du Pin (Fabras) le SAMEDI 21 SEPTEMBRE, de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30, avec pique-nique tiré du sac.

UN ATELIER OUVERT, GRATUIT, animé par l’association ELIPS (Ecole locale et itinérante de la pierre sèche), et l’occasion conviviale d’apprendre comment construire et restaurer des murets en pierre sèche.

Pour plus de renseignements  : contact@chateaudupin.org ou 04 75 38 05 26

Pour découvrir le travail de l’association ELIPS :

https://www.elipsecoledelapierreseche.com/

A l’initiative du Parc naturel des Monts d’Ardèche, pierre sèche et patrimoine se déclinent aussi sur d’autres lieux ardéchois :

Et, toujours le samedi 21 septembre, la participation des ÉDITIONS DU PIN au FESTIVAL “LES MOTS DÉGELÉS”, festival pour enchanter les mots (scandés, joués, écrits). C’est à Aubenas, au Centre culturel Le Palabre, toute la journée. L’occasion de découvrir nos livres les plus récents.  Pour connaître le programme complet du festival cliquer ICI.mots_degeles_programme_2019_mail_4_pages

EXPOS 2019

…Au programme des visites les oeuvres d’ÉLÉONOR KLÈNE et de MAXIME SANCHEZ. Elle est écrivaine et plasticienne, lui est plasticien. Tous deux vivent et travaillent entre Marseille et l’Ardèche. On peut voir dans les jardins du Pin leur installation de mai à novembre. Son nom ? “Holobiome”. “Holobiome” a également sa version livre aux Éditions du Pin. Avec récemment, une exposition à la clé à la médiathèque Jean Ferrat, à Aubenas, partenaire de notre association dans le cadre des ÉCHAPPÉES initiées par le Parc Naturel des Monts d’Ardèche.

ELÉONOR KLÈNE, “Isis et la meute mixte” (détail), installation in situ, écrans LCD, céramique, acier, verre, peinture et matériaux composites, 150 x 80 x 250 cm, 2019.
MAXIME SANCHEZ, “White Poneglyph”, sculpture. Céramique, béton, acier, peinture et matériaux composites, 150 x 150 x 150 cm, 2019.

Côté livres, les Éditions du Pin publient “Épopée”, une nouvelle fiction signée SERGE VOLLE qui nous transporte au temps des Croisades revisitées. Un voyage où le verbe est un flux musical puissant, vecteur de rêve et d’imaginaire.

Autre Échappée, celle de MARIETTE, plasticienne qui vit en Isère : elle présente dans la galerie et le cabinet de curiosités du Pin une pléiade de sculptures, très étranges et très belles créatures, très étranges oiseaux à la beauté inquiétante. Les Éditions du Pin lui consacrent un livre : “Mariette, Intime(s) conversation(s).

Mariette, “Robe de mariée”

Ces sculptures voisinent avec deux météorites (notamment la STA040, une star de 108 kilos !) exhumées par ANDRÉ CARPENTIER, un habitant de Fabras, grand chasseur d’objets célestes. Un livret illustre ses découvertes : “André Carpentier – Les aventures d’un chasseur de météorites”.

Météorite STA040

MARTINE DIERSÉ a créé dans le Jardin de la pente une grande sculpture en voile de béton recouvert de pâte de verre : “L’Oeil qui pleure”. Un oeil noir et couleurs grand ouvert sur le paysage, sur les chagrins du monde. La Salle des gardes accueille une nouvelle présentation des “Mascarades”, suite de sculptures en grès émaillé sur le thème des métamorphoses. Et, côté éditions, la parution d’un très beau porte-folios, “Vanitas vanitatis, regroupant les reproductions d’une série de dessins au stylo-bille sur le thème d’un jardin mêlant corps et végétaux.

Martine Diersé, “L’Oeil qui pleure”, sculpture, voile de béton et pâte de verre, détail, 2019.

Et, avec “L’Atelier du peintre”, on découvre un ensemble d’oeuvres (tableaux, fusains, pastels) de COLETTE BONZO, avec une nouvelle présentation dans les lieux où elle  a vécu et travaillé dans les années 1960.  Et, dans les jardins, moult reproductions numériques sur bâche des roseraies peintes par l’artiste.

Colette Bonzo, “Grande Roseraie”, huile sur toile, 200 x 200 cm, 1957.

Toujours dans les jardins, les reproductions de travaux d’élèves de collèges de Privas et de Guadeloupe, menés par leurs professeurs d’art plastique, Isabelle Descours, Jérémiah Lambert, Anne-Marie Rey et Bertille Robin : “Tombés du ciel”, “Art plus” et “Poupées dans les arbres”.

FRANÇOIS SEIGNEUR nous a quittés…

FRANÇOIS SEIGNEUR nous a quittés le 9 avril. Une mort soudaine. Il était, depuis 1992, un ami. En 2003 puis en 2017, il avait créé des œuvres pour les jardins du Château du Pin, exposé peintures et dessins, écrit des textes pour les Éditions du Pin. Architecte, plasticien, écrivain, musicien – un « humaniste », un porteur d’utopies, un fantastique passeur de poésie et d’émotions. Un manieur aussi d’humour et d’ironie…

François Seigneur croyait sans illusions à la beauté de l’humanité, luttait contre les obscurantismes de tous poils. Cette force, cette générosité, parfois armées de désespérance, animait ses combats et ses œuvres. Il jouait, solo ou avec d’autres, ce qu’il nommait ses « Partitions » : questionner l’état du monde et l’état de la création – en témoignent par exemple son exposition et sa conférence au CAUE de Privas à l’automne 2017.

La même année, il concluait ainsi un de ses textes paru dans  Noires  : « Noires ne sont que des couleurs écrites en noir. Erik Satie est venu à mes côtés. Il avait l’habitude d’être de travers. » Être « de travers » c’est traverser la vie, la création, autrement. Cet autrement François Seigneur l’a sacrément pratiqué et nous l’a fait aimer. Nous pensons à lui, à Monika Brugger sa compagne, à sa famille, à toutes celles et ceux – nombreux – qui, avec et grâce à lui, ont emprunté les chemins de traverse, chemins d’incertitudes d’où procède la création.

François Seigneur, travail pour “Installation 26”, jardins du Château du Pin, juin 2017.
François Seigneur, “Installation 26”, détail, jardins du Château du Pin, 2017.
François Seigneur, “Installation 26”, détail, jardins du Château du Pin, 2017.

Né en 1942 à Rémalard dans l’Orne, François Seigneur est architecte, plasticien, écrivain, musicien, et enseignant (École nationale supérieure d’architecture de Bretagne à Rennes). Il vit et travaille près de Rennes. Diplômé de l’École Boulle en 1961 et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs en 1964, François Seigneur suit un parcours atypique : d’abord ébéniste, il s’initie à l’architecture comme dessinateur dans l’agence de Claude Parent où il rencontre Jean Nouvel avec qui il s’associe entre 1970 et 1974. Dans les années 1980, son nom est associé à des projets importants comme le réaménagement de la Régie Renault (1982) ou la réhabilitation du Théâtre National de Belfort (1983). Il remporte un succès international en 1992 en réalisant le Pavillon de la France pour l’exposition universelle à Séville, puis la scénographie de l’exposition Design, miroir du siècle – au Grand Palais, à Paris en 1993. En 1999, il expose à L’Institut Français d’Architecture « Pour ne pas mourir, je ne finirai jamais ma maison. Pourquoi finir celle des autres ? » Passionné par le renouvellement des technologies, de l’esthétique et les questions d’économie d’énergie, François Seigneur s’y consacre depuis 2005 au sein d’Architectonomes, association dévolue à la recherche sur l’habitat écologique de demain. Il donne également à ses recherches une dimension sociale en s’interrogeant sur les logements d’urgence pour les démunis (1993) ou encore sur le bien-être des enfants en milieu hospitalier (La maison de mon Doudou, 2003-2008). Il expose dans de nombreux lieux, publics ou galeries, en France et à l’étranger. A l’occasion de ses expositions au Château du Pin, il publie aux Éditions du Pin « Ronchonneries / Ordre et désordres en architecture » (2003) et « Noires » en 2017.

François Seigneur, “Partition”.
François Seigneur, “Souvenir 8-16”, dessin, in “Noires”, Éditions du Pin, 2017.